Et 16 mois, c'est une moyenne, raconte Jonathan Carmichael du Bureau d'animation et information logement du Québec métropolitain (BAIL). Bien des locataires ne seront jamais entendus parce qu'ils auront quitté le logement.
Dans certaines causes, c'est plus long encore. Par contre, pour un propriétaire qui n'a pas reçu les paiements du loyer, les causes sont pas mal plus rapides, avoue-t-il. Mais, c'est aussi le cas pour les cas urgents de manque de chauffage en hiver.
«C'est vraiment décourageant! Les locataires aux prises avec des problèmes de chauffage, de vermine ou de moisissures doivent attendre et attendre pour enfin obtenir une audience alors que l'incapacité de payer le loyer peut entraîner l'éviction en six semaines», s'est indignée Nicole Dionne, porte-parole du BAIL en conférence de presse, mardi matin.
Pour le BAIL, les choix politiques et le manque de financement fait en sorte que les locataires font face à une forme déni de justice. Pour les associations de locataires, la Régie du logement serait devenue une agence de recouvrement pour les propriétaires.
Dans les prochaines semaines, avant la présentation du budget, les députés seront invités à favoriser l'augmentation du financement de la Régie dans le prochain budget. On songe même à d'autres actions et sorties publiques pour dénoncer les délais indus.











