Selon la Régie, cette hausse uniforme de 0,4 % équivaut à une augmentation de 0,43 $ par mois pour le client résidentiel moyen.
Après avoir étudié le dossier, la Régie de l'énergie reconnaît à Hydro-Québec des revenus requis de 10 334 millions $ pour ses activités de distribution d'électricité, ce qui résulte en une hausse uniforme des tarifs d'hydroélectricité de 0,4 % à compter du 1er avril.
En entrevue, le responsable des communications de l'Union des consommateurs, Charles Tanguay, s'est dit déçu et perplexe.
«C'est une décision qui est consternante pour nous. Il n'y a à peu près aucun des points soulevés par les intervenants (à l'encontre de la hausse) qui a été retenu par la Régie. Donc, Hydro-Québec gagne sur pratiquement toute la ligne», déplore-t-il.
Il avoue du même souffle que comme la hausse de 0,4 % est «minime» pour le consommateur, «personne ne va déchirer sa chemise. On n'a pas le choix que de l'accepter».
Bloc patrimonial
Il rappelle que le débat sera plus corsé si le ministre des Finances, Raymond Bachand, dans son budget de la fin du mois de mars, hausse le tarif du bloc patrimonial d'électricité de 0,01 $ le kilowattheure, comme cela a été discuté publiquement pour générer davantage de revenus afin d'assainir les finances publiques.
«Pour nous, le vrai débat s'en vient au budget, où là, on va sortir du cadre réglementaire et on risque de voir imposer par le pouvoir politique une hausse arbitraire. Et cette hausse, si elle était de 0,01 $ le kilowattheure seulement, la hausse du bloc patrimonial, si le gouvernement va de l'avant avec une hausse de 0,01 $, ça représente une hausse de 15 % sur notre facture d'énergie. Ça, ce sera beaucoup plus salé si jamais le gouvernement va dans cette direction-là. Et c'est pas mal plus préoccupant», a opiné M. Tanguay.
Dans sa décision, la Régie de l'énergie autorise également un budget de 249 millions $ pour la mise en oeuvre du Plan global en efficacité énergétique d'Hydro-Québec pour l'année 2010. De ce montant, 81 millions $ seront consacrés à la clientèle résidentielle.
M. Tanguay indique que cette hausse s'explique aussi par un changement dans la méthode d'amortissement «qui aurait pu attendre à 2011» mais qui est appliqué dès 2010.
«N'eut été de ces changements aux règles comptables d'amortissement, on aurait eu droit à une baisse des tarifs d'électricité de 2,2 %. Pour nous, ce changement-là n'était pas justifié», opine le porte-parole de l'Union des consommateurs.










