La première visite a été effectuée en octobre par des dirigeants de la firme, dont le nom demeure inconnu pour le moment. Hier, il s'agissait d'une équipe technique voulant déterminer l'équipement qui sera gardé en cas d'une acquisition.
Interrogée par Le Soleil, la porte-parole de Smurfit-Stone, Mylène Labrie, a confirmé mardi que l'usine avait été visitée le mois dernier par un groupe américain, «mais nous ne sommes pas rendus au point de conclure une transaction».
Nicole Appleby, maire de New Richmond, a indiqué être au courant de la visite de la firme et de son identité, mais elle respecte la confidentialité exigée par le groupe.
«Je peux dire que la firme n'est pas intéressée par la production de pâtes et papiers (...) Il faut aussi dire que tous les manufacturiers éoliens venus visiter New Richmond ne sont pas intéressés par l'usine. Ils veulent s'installer dans du neuf», note Mme Appleby.
En campagne électorale, la députée de Bonaventure, Nathalie Normandeau, a dit lundi avoir eu vent de l'intérêt d'un groupe et de sa première visite des installations.
La cartonnerie employait 300 personnes quand Smurfit-Stone l'a fermée. Lors des trois dernières années budgétaires, la valeur foncière de l'usine a rapporté à la Ville de New Richmond près de 1,4 million $ par an en taxes municipales. Le nouveau rôle qui entrera en vigueur en 2009 réduit toutefois de 32 à 8 millions $ sa valeur foncière.
Mme Appleby a indiqué hier que le manque à gagner pour sa ville se situe à près de 1,1 million $ par an, une situation qui pousse l'administration municipale à reporter le dépôt de son budget 2009, prévu pour décembre, au début de février.
Elle est confiante d'obtenir «une aide temporaire et transitoire. Elle a été accordée à d'autres villes».
Mme Appleby attend d'avoir des prévisions budgétaires complètes sur cinq ans avant de déposer une demande d'aide officielle à l'État québécois.









