La compagnie américaine Smurfit-Stone s'est placée sous la Loi sur les arrangements financiers, alors que Tembec a suspendu indéfiniment sa production.
«Ces deux usines constituent le coeur industriel de Matane. Nous voulons avoir le sentiment du ministre que Matane reçoit une attention particulière dans ses priorités surtout qu'il a une double responsabilité, celle de ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et celle des Ressources naturelles. Je ne veux pas vivre ce qui est arrivé au moulin gaspésien de New Richmond en 2005, où il n'y avait plus rien à faire la journée même de la fermeture», a commenté Pascal Bérubé, député de Matane, qui tenait la conférence de presse dans ses locaux.
Au cabinet du ministre Béchard, on n'attend qu'une prise de contact officielle pour convenir d'une date de rencontre, d'autant plus que M. Béchard a déjà discuté de ce sujet avec la mairesse de Matane, Linda Cormier.
Deux projets sont sur les rails pour rendre les deux usines matanaises plus productives en attendant la reprise des ventes.
Chez Smurfit-Stone, le projet de bouilloire à écorches pour réduire les coûts d'énergie est bouclé. «Sans bouilloire, notre usine, sur les 15 de Smurfit-Stone, serait huitième pour les coûts de production, mais deuxième si le projet de bouilloire se réalise. Cependant la compagnie doit prendre une décision concernant les usines qui resteront ouvertes aux États-Unis et au Canada. Ils ont trouvé trois quart de milliard de dollars pour continuer à fonctionner. Deux usines américaines comme la nôtre aux États-Unis fonctionnent toujours», explique Martin Dugas, président du syndicat des travailleurs de l'usine de Smurfit-Stone (FTQ).
Chez Tembec, un projet de récupération du méthane des boues d'usine viendrait aussi contribuer à une plus grande rentabilité de l'usine ainsi qu'à une baisse des salaires de 10 % pour une période de six mois que les travailleurs d'usines ont déjà votée à
89 %. «On veut faire notre part», dit Nelson Gauthier, président du syndicat des travailleurs à l'usine de Tembec, qui avec celle de Smurfit-Stone, représente une masse salariale annuelle de 14 millions $ sans compter les effets indirects en forêt dans le milieu commercial matanais.









