«Nous avons été accueillis à bras ouverts par la ville, la MRC, le cégep, le centre local de développement, la société d'aide au développement des communautés et Emploi-Québec», énumérait, hier, le pdg de Frima, Steve Couture. «Tout le monde veut que ça marche. L'appui de la région, on le sent, est indéfectible.»
Et ce n'est pas un hasard qui fait que Frima a décidé de choisir Matane pour implanter son studio satellite dont la mission sera de créer des contenus pour les jeux massivement multijoueurs produits à Québec.
«Ça fait des années que le Cégep de Matane forme des diplômés dans le multimédia», indiquait M. Couture. «Nous sommes les premiers à nous installer dans l'Est du Québec et je pense que l'on ne restera pas seul bien longtemps.»
En effet, le développement de l'industrie du jeu vidéo est tel dans la capitale que le bassin de main-d'oeuvre s'épuise rapidement malgré l'avènement de l'École nationale en divertissement interactif. En un clin d'oeil, le nombre de travailleurs dans l'industrie est passé de 150 à plus de 1000 personnes.
En plus de permettre à Frima de recruter des talents ailleurs qu'à Québec, sa venue à Matane va offrir la chance à des diplômés de gagner leur croûte dans leur coin de pays.
«Nos diplômés en animation 3D synthèse d'images, en informatique de gestion et en intégration multimédia pourront soumettre leur candidature chez Frima pour y vivre leur passion et contribuer à démontrer qu'il est possible de faire carrière dans ce secteur en région», a souligné le directeur général du Cégep de Matane, Emery Béland.
Frima a déjà recruté quatre personnes pour amorcer ses activités dans le Bas-Saint-Laurent. Une campagne de recrutement doit bientôt se mettre en branle. «D'ici la fin de l'été, nous devrions compter sur une équipe d'une dizaine de personnes. À la fin de 2009, ce nombre devrait monter à une vingtaine», a indiqué Steve Couture.
En plus de ses productions originales, Frima conçoit des produits destinés aux marchés du Web, de la télévision, des consoles de jeu et de la téléphonie cellulaire. Des gros noms comme Disney et Warner figurent parmi ses clients.
Du travail, donc, Frima n'en manque pas.
À cet effet, Steve Couture explique que sa compagnie envisageait déjà depuis quelque temps de confier certains mandats à des sous-traitants. «Après réflexion, nous avons conclu qu'il valait mieux ouvrir notre propre studio satellite.»
Il a assuré qu'il n'était pas question de déshabiller Québec pour habiller Matane. Les deux studios seront complémentaires. «Nos ressources vont être occupées aux bons endroits. Nous croyons que l'ouverture du bureau satellite va nous permettre de générer plus de contrats à Québec.»











