Gilles Bérubé fait partie de ces rêveurs qui ont dû attendre un quart de siècle avant de le concrétiser. «À l'époque, on disait que c'était un projet ambitieux, le tout premier qu'on acceptait ici à la municipalité. On vendait les terrains 5000 $ au début des années 80, avec une carte sans chemin d'accès», se souvient l'ex-professeur.
Près de 5 millions $, soit environ la moitié du coût total estimé, ont déjà été investis dans la construction des rues et du réseau électrique. Ce sont les propriétaires, à raison de 12 000 $ par terrain, qui ont entièrement payé l'aménagement les 17 kilomètres de routes (14 km construits).
L'ensemble du projet sera complété par une zone de services à l'entrée du développement pour des investissements globaux estimés à plus de 100 millions $. Le développement est directement accessible par la route 138 juste à l'est du mont Liguori et du centre de ski Le Massif. «Nous visons 300 constructions sur un horizon de cinq ans. Les cinq premiers permis doivent être autorisés cet automne, et on en prévoit une trentaine l'été prochain», expliquait Francis Larochelle, propriétaire et membre de la Corporation du Fief.
La corporation Le Fief du Massif et la municipalité ont convenu «d'adopter des normes d'urbanisation visant à assurer l'harmonisation et la cohérence environnementale au sein du développement», poursuit M. Larochelle.
«C'est notre marque de commerce, c'est un domaine boisé qui se veut un modèle de développement et de protection de l'environnement», reprend M. Bérubé. Qui est le propriétaire-type? «Un homme d'affaires de Québec, un docteur, un avocat ou un ex-professeur, comme moi, qui avait le goût de s'installer dans Charlevoix et qui aimait le ski», décrit-il, précisant que, contrairement à ce que l'on pourrait penser, plusieurs des propriétaires initiaux sont encore là aujourd'hui ou... leur succession.










