Une première machine s'est tue, cette nuit; l'autre aura fait de même, vers 6h, jeudi matin, rapporte Mario Leclerc, président du local 138 du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP). Les pourparlers pour remettre l'usine en marche ont débuté dès que la mauvaise nouvelle a été lancée, il y a près d'un mois, précise-t-il.
Mercredi, les dirigeants locaux du SCEP ont rencontré le ministre fédéral Denis Lebel, responsable pour le Québec de l'Agence de développement économique du Canada. Des échanges ont eu lieu avec la haute direction d'AbitibiBowater, poursuit Mario Leclerc.
Pour le moment, rien de concret ne ressort des pourparlers. Le président de syndicat se réjouit à tout le moins «d'une bonne écoute» chez ses interlocuteurs.
Le leader syndical s'en remet toujours à la mission donnée à l'usine pour garder espoir. «Une vocation pour la recherche et le développement de nouveaux produits, ça n'existe pas partout. Ça nous donne un coup de main.»
AbitibiBowater ne donne pas d'indication que cela est d'une grande aide. Son porte-parole Pierre Choquette signale que les discussions ne portent pas sur une relance «à court ou moyen terme» de la papeterie. Elles ont plutôt trait au fait que la compagnie «n'a pas de plan pour chauffer l'usine». Ce qui peut menacer l'intégrité des installations, répond le responsable des relations avec les médias.
Sursis à Clermont
Par contre, une centaine de travailleurs de la fabrique de papier journal que possède AbitibiBowater à Clermont, dans Charlevoix, ont eu droit à une bonne nouvelle. La fermeture de la machine numéro quatre est repoussée de la fin octobre à la mi-janvier.
Il n'a pas été possible d'obtenir les commentaires du ministre Lebel sur le dossier d'AbitibiBowater. Le comité de travail qu'il a formé avec son homologue québécois Clément Gignac (Développement économique, Innovation et Exportation) est cependant bel et bien à pied d'oeuvre. Les deux hommes se sont rencontrés, mardi, accompagnés par leur personnel politique et leurs fonctionnaires, pour entamer une réflexion sur la restructuration en profondeur d'une industrie en crise, le secteur des pâtes et papiers en général.













