D'abord, le comité de relance a rencontré la direction d'AbitibiBowater à Montréal le 23 octobre. «La rencontre a été suffisamment constructive pour nous permettre de mieux connaître le cadre dans lequel nous pouvons travailler dans la préparation d'un plan d'affaires», confie Jacques Bouchard, membre du comité de relance de l'usine. La compagnie a accepté de maintenir le chauffage de l'usine jusqu'au 1er décembre, mais le comité de relance doit trouver le financement pour se rendre au printemps.
«Nous avons besoin de maintenir le chauffage dans l'usine afin de préserver certains équipements. Sans cela, tout effort de relance est inutile», précise le maire de Beaupré et président du comité de relance de l'usine, Henri Cloutier.
Pour ce dernier, il est permis d'espérer pour les 340 travailleurs touchés par la fermeture de l'usine le 16 octobre. «On cherche une façon de travailler gagnant-gagnant avec AbitibiBowater. Dans ce sens, nous voulons devenir le labo de la compagnie, en faisant de la recherche et du développement. C'est notre force, être capable de se retourner de bord rapidement pour produire un nouveau papier», explique M. Cloutier, qui pense à «un nouveau modèle d'usine».
Il demandera dans les prochaines heures une rencontre avec le ministre du Développement économique, de l'Industrie et de l'Innovation, Clément Gignac. «Ce n'est pas Beaupré, mais la région qui travaille ensemble, ça regroupe tous les intervenants de la côte», conclut M. Cloutier, confiant d'obtenir l'aide de Québec.











