Un rapport synthèse de la commission géologique du Canada estime le potentiel gazier de tout ce secteur à 39 trilliards (le chiffre 1 suivi de 21 zéros) de pieds cubes de gaz naturel. Mais ce n'est pas encore la course effrénée à l'exploration gazière.
«Les dépenses en exploration sont très cycliques dans cette industrie dans l'Est canadien qui tient compte de la valeur du baril de pétrole, des incitatifs fiscaux et des connaissances géologiques qui évoluent. Le prix actuel du gaz naturel est de trois fois moindre qu'il y a 18 mois, ce qui ne favorise pas l'exploration», explique Denis Lavoie, chercheur en sciences de la terre pour Ressources naturelles Canada à la Commission géologique du Canada. Le rapport a été présenté au premier congrès de l'Association pétrolière et gazière du Québec.
La consommation annuelle canadienne de gaz naturel était estimée en 2007 à trois trilliards de pieds cubes. La production totale canadienne totalisait six trilliards.
«C'est plus gros que ce qui reste dans le bassin sédimentaire de l'Ouest canadien. C'est dans le même ordre de grandeur que les réserves estimées dans le delta du Mackenzie dans le nord du Canada. Mais ce rapport n'aura sa validation que par l'exploration et le forage. Actuellement, il y a plus d'information sur le gaz naturel dans les basses terres du Saint-Laurent qu'en Gaspésie. Dans les bassins marins, il y peu ou pas d'information. Mais il y a eu une découverte au sud du Nouveau-Brunswick estimée à un trilliard de pieds cubes de gaz naturel qui a attiré les compagnies.»
En Gaspésie, le puits Galt a déjà fourni en gaz naturel l'ex-fonderie de cuivre de Murdochville et l'usine de pêches Marinard.
«Ces données de la Commission géologique sont plus positives que celles détenues par la société», a commenté David Vincent, directeur des relations avec les investisseurs de Gastem, une société de prospection gazière de Montréal qui concentre actuellement ses recherches dans les basses terres du Saint-Laurent et dans l'État de New York et qui détient un permis d'exploration gazière aux Îles.
D'autres compagnies québécoises sont aussi actives dans ce territoire dont Pétrolia et Junex. Pétrolia a déjà trouvé du pétrole dans les puits Haldimand 1 et Haldimand 2, près de Gaspé, mais la compagnie n'en est pas encore à la phase d'exploitation. Les premières évaluations d'Old Harry aux Îles-de-la-Madeleine montraient des formations géologiques pouvant contenir deux milliards de barils de pétrole, l'équivalent de ce que le Québec importe en 20 ans. S'il s'agit de gaz naturel, la réserve contiendrait de quatre à cinq billions de pieds cubes de ce carburant.








