L'aménagement d'une voie de chargement de copeaux nécessite un investissement de 1 million $ pour la Société du chemin de fer de la Gaspésie, qui reçoit une subvention de 470 000 $ pour le faire et qui effectue un emprunt pour financer le solde. Temrex investit aussi près de 500 000 $ pour adapter l'équipement de sa scierie à la granulométrie de copeaux recherchée par White Birch.
L'utilisation du rail pour acheminer les copeaux signifie une baisse de 20 % de la facture de transport pour Temrex et White Birch. «Ça arrive bien», indique Loïs Lemay, responsable de l'approvisionnement de l'usine de Rivière-du-Loup, où un exercice intensif de réduction des coûts est amorcé.
Le président de Temrex, Harold Bérubé, précise que la scierie de Nouvelle écoulait jusqu'en 2008 l'essentiel de ses copeaux dans une usine de pâtes et papiers située à 80 kilomètres. AbitibiBowater à Dalhousie est fermée et les débouchés sont maintenant localisés à 400 kilomètres, parfois plus.
«On revient à un équilibre avec le rail. Notre transporteur par camion conserve la sciure, la planure, l'écorce. Il devait recourir à des camions de l'extérieur de la région pour arriver à transporter nos copeaux. Autrement, il aurait fallu qu'il quadruple sa flotte de camions. C'était impensable», dit-il.
La ministre régionale Nathalie Normandeau a vanté les vertus environnementales du projet puisqu'un train émet beaucoup moins de gaz polluant qu'un camion pour une quantité donnée de marchandises. «La sécurité des usagers du réseau routier est aussi améliorée», dit-elle.
François Roussy, président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG), s'est réjoui du nouveau trafic, «un pas vers la rentabilité du rail tout en contribuant à la rentabilité des entreprises». Le volume annuel passe d'environ 500 wagons à près de 2000, mais d'autres pas devront être faits pour arriver au seuil de rentabilité de 5000 à 6000 pour la SCFG, dit-il.
Temrex était déjà, et de loin, le principal expéditeur de la SCFG en raison du chargement de bois d'oeuvre.










