Des Gaspésiens bloquent l'accès de la Gaspésia aux Ontariens

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L'usine Gaspésia de Chandler    ... (Photothèque Le Soleil)

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L'usine Gaspésia de Chandler

Photothèque Le Soleil

 

Gilles Gagné, collaboration spéciale
Le Soleil

(Carleton) Une quarantaine de personnes en quête d'emploi ont bloqué l'accès à l'usine Gaspésia de Chandler, mercredi matin, afin de réclamer que les postes liés au démantèlement de l'ancienne papeterie soient confiés à des Gaspésiens.

Ils ont empêché des travailleurs ontariens d'entrer sur le terrain de l'usine. Le démantèlement accuse un retard sur l'échéancier fixé en mars 2008, lors de la signature de la transaction confirmant la vente de la papeterie à l'entreprise vietnamienne Tan Mai.

Le démantèlement devrait être sur le point de se conclure, selon l'entente de 2008, mais il s'amorce à peine.

«La compagnie qui a eu le contrat embauche huit gars de l'Ontario pour le démantèlement et personne de la Gaspésie. Ils font quoi? C'est ce que je veux savoir, mais j'ai personne en dedans pour me le dire. Ils préparent, mais ça fait un mois que ça dure. Un contremaître, c'est correct, mais pas huit travailleurs», dit Martin Cyr, porte-parole des manifestants.

Son groupe laisse passer les Vietnamiens et M. Cyr est disposé à discuter avec Tan Mai et le sous-traitant DIM pour s'expliquer.

En septembre, une nouvelle entente est intervenue entre Tan Mai et la Société de développement économique et industriel de Chandler (SDEIC), une entité fondée par la municipalité pour suivre la vente du complexe, pour assurer le démantèlement et pour voir à la décontamination du lieu.

Clause pour les locaux

«La nouvelle entente n'est pas encore signée. Il y a une clause pour l'emploi des gens locaux», précise le conseiller municipal

Michel Saint-Pierre, chargé de la SDEIC. Il ne sait pas quand l'entente sera signée, mais ce devrait être bientôt.

La nouvelle entente donne à Tan Mai jusqu'à la fin de 2010 pour remettre le terrain de la Gaspésia libre de ses bâtiments. Tan Mai doit en outre hausser de 2,5 à 5 millions $ la somme déposée en fiducie durant les travaux.

 

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