«Nous en avons parlé avec différentes sources gouvernementales. Toutes les avenues sont étudiées. Les conditions de financement des projets éoliens ne sont pas revenues au niveau où elles étaient avant la crise. Toutes les solutions de financement pour retrouver les conditions pré-crise sont étudiées. Nous ne ferons pas de commentaires sur les démarches spécifiques qui sont faites actuellement», a déclaré au Soleil Stéphane Boyer, porte-parole du consortium Saint-Laurent Énergies. L'échéancier des projets de ce promoteur demeure toutefois le même.
La ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau, a discuté de ces questions avec Saint-Laurent Énergies tout en lui demandant l'accès à ses livres.
«Mon objectif comme ministre des Ressources naturelles est de m'assurer que le contexte financier et le fait que les institutions sont plus frileuses ne causent pas préjudice au déploiement des deux appels d'offres qui ont été confirmés déjà», a déclaré la ministre sur les ondes de Radio-Canada à Matane. La ministre responsable de la Gaspésie, qui affirme être réceptive à une éventuelle implication financière publique, a confié les dossiers aux ministères concernés.
Dans son plan de développement énergétique, Québec vise une production totale de 4000 mégawatts en énergie éolienne d'ici 2016.
Les promoteurs éoliens ont besoin de plus de 3 milliards $ pour leur montage financier alors que les banques se montrent plus réfractaires à prêter les centaines de millions nécessaires à la réalisation de ces grands projets.
Le consortium Saint-Laurent Énergies - qui regroupe Électricité de France, le turbinier allemand REpower et le producteur privé d'électricité Hydroméga - a été retenu par Hydro-Québec Distribution pour la réalisation de cinq grands projets éoliens totalisant près de la moitié des mégawatts du deuxième appel d'offres.
Saint-Laurent Énergies relocalise actuellement son projet éolien d'Aquanish de 160 millions $ refusé par la communauté à cause de la trop faible distance séparant les 40 éoliennes du fleuve Saint-Laurent.
L'étude d'impact de son projet de 700 millions $ (150 éoliennes) au lac Alfred dans l'Est-du-Québec a été déposée hier au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.
Les répercussions appréhendées sur l'occupation et l'utilisation du territoire sont jugées faibles par le promoteur, à l'exception des sentiers récréatifs et de la chasse, où l'intensité est dite «moyenne». L'intensité des répercussions sur le climat sonore serait faible.










