New Richmond a subi en 2009 une forte dévaluation de la cartonnerie Smurfit-Stone, dont la facture d'impôts fonciers est passée de 1,4 million $ à 300 000 $, une perte de 1,1 million $, ou 18,6 % du budget.
Le programme des villes mono-industrielles rapportera 100 % de la perte de 1,1 million $, absorbée jusqu'à présent par la marge de crédit de la Ville de New Richmond. En 2010, la municipalité récupérera
75 % des 1,1 million $, ou 825 000 $, et en 2011, elle touchera 50 % de la perte initiale, ou 550 000 $. «Nous aurions préféré un programme sur quatre ans avec une dernière année à 25 % [d'indemnisation], mais nous allons prendre ce qui est offert et travailler avec ça», précise Nicole Appleby, maire de New Richmond.
Un plan
Pour se qualifier, les municipalités devaient déposer un plan de restructuration de leurs finances et une stratégie pour augmenter leurs revenus. La Ville de New Richmond doit trouver 275 000 $ si elle veut équilibrer son budget de 6 millions $. Ce budget sera déposé le 18 janvier.
Mme Appleby croit qu'un mélange de compressions budgétaires et de revenus en hausse, venant de constructions soutenues dans les secteurs résidentiel et commercial, assureront à sa ville une douce transition pendant que l'aide de Québec diminuera. «Plusieurs commerces agrandissent [...] Woodward [le fabricant éolien de convertisseurs électriques] s'installera en 2010 et créera de 30 à 40 emplois. Certains futurs employés sont déjà ici et des gens viendront d'ailleurs bâtir de nouvelles maisons ou acheter celles déjà en place. Nous n'avons que six emplacements prêts pour de nouvelles maisons dans la ville et il faut ouvrir une nouvelle rue. Nous avons eu des années difficiles [la cartonnerie a fermé en 2005], mais nous voyons la lumière au bout du tunnel», dit Mme Appleby.
Incertitude
À Chandler, il y a eu de l'incertitude quant à l'inclusion de la ville dans le programme d'aide aux villes mono-industrielles parce que la direction du ministère des Affaires municipales était sous l'impression que l'usine Gaspésia était encore évaluée à 49 millions $ en 2009. En réalité, sa valeur était de 1,9 million $ à des fins municipales.
L'usine Gaspésia rapportait 1,2 million $ en impôts fonciers à la Ville. «La Gaspésia a été vendue [en 2008] et en retirant
13 millions $, la SDEIC [la Société de développement économique et industrielle de Chandler, une entité municipale] a peut-être confondu les gens du ministère. Cette somme sera dédiée en grande partie à la décontamination. Ce n'est pas un gain en capital», précise la mairesse de Chandler, Louisette Langlois.
Argument
L'administration municipale a monté son argumentaire pour se qualifier au programme d'aide, un enjeu qui n'inquiète plus
Mme Langlois. Le plan de rationalisation de la Ville de Chandler dépassera 300 000 $ en 2010, sur un budget total de 10,9 millions $. Le ministère des Affaires municipales versera 1,2 million $ à la Ville pour 2009, puis 900 000 $ en 2010, d'où la nécessité de trouver 300 000 $, et 600 000 $ en 2011.
«Ce sera peut-être plus de 300 000 $ [de coupes]. La Ville n'a pas suffisamment monté les taxes, ces dernières années; on a du retard. On gardera sans doute le taux de taxes égal en 2010, mais pas en 2011», dit-elle.










