«Le secteur de la tourbe est en avance parce que c'est un secteur mature et très axé vers le développement de produits tandis que le maritime est plutôt en émergence. Il commence à y avoir de plus en plus des implantations industrielles dans le domaine maritime. Nous préparons aussi un nouveau plan d'action ACCORD pour les années 2010», explique Yves Goudreau, président régional du programme.
Les dirigeants au Bas-Saint-Laurent du programme ACCORD veulent maintenant que soit reconnu un autre créneau d'excellence, celui de «l'écoconstruction», pour lequel la région deviendrait une référence à l'échelle nationale.
«Il y a une base industrielle forte au Bas-Saint-Laurent pour le créneau résidentiel, de la transformation du bois à la construction d'armoires, de maisons usinées, sans oublier les biofiltres. Une synergie interproducteurs est possible en développant cette expertise et en créant de la valeur ajoutée. Le plan de base sera présenté cet hiver à un panel de spécialistes interministériels. C'est aussi une perspective d'avenir pour le secteur forestier et pas seulement pour résoudre une sortie de crise», poursuit M. Goudreau.
Le Bas-Saint-Laurent produit près de la moitié de la tourbe au Québec en plus d'être un leader mondial dans la production d'équipements. Une vingtaine d'entreprises - dont le chef de file mondial Premier Tech de Rivière-du-Loup - y sont actives et emploient plus de 1500 personnes.
Dans le domaine des sciences de la mer, le renouvellement de l'entente ACCORD a été accompagné d'un octroi de 1,6 million $ à la Technopole maritime du Québec, au Centre interdisciplinaire de développement en cartographie des océans et au Centre de recherche sur les biotechnologies marines. Une dizaine d'organisations oeuvrent dans la filière des biotechnologies marines et une quarantaine dans la filière des technologies marines du Québec maritime.
La réussite entrepreneuriale a été présente dans le dernier plan ACCORD, notamment celle d'OpDAQ Systems, une jeune entreprise de la région travaillant dans le domaine des technologies marines, qui s'est vu confier un contrat important par la Garde côtière canadienne.
Il y a aussi l'arrivée de Biocéan Canada ainsi que la création de l'entreprise Nutrocéan, qui exploite une technologie développée à l'UQAR-ISMER pour la production et la commercialisation de produits composés de microalgues marines. La mise en oeuvre de la corporation Observatoire global du Saint-Laurent et le lancement du Consortium BioMar-Innovation auront aussi permis de stimuler le secteur des biotechnologies marines.










