«Ce n'est pas de la mauvaise foi, mais une procédure internationale qui a été établie par notre siège social en Allemagne qui gère des affaires dans 35 pays. Nous voulons respecter l'environnement francophone. C'est plutôt une erreur de communication. En aucun cas, il n'y aura de la discrimination si le CV est en français», a dit au Soleil Marc-Antoine Renaud, vice-président aux relations gouvernementales et avec la communauté à Enercon Canada.
Les CV en langue française seront traduits après la présélection qui sera effectuée par le personnel d'Enercon à Matane.
Le député de Matane, Pascal Bérubé, dans un courriel envoyé à Enercon, s'est dit surpris «de constater que vous [Enercon] exigez des postulants aux différents postes des curriculum vitae en anglais. Il est interdit à un employeur d'exiger pour l'accès à un emploi ou à un poste, la connaissance ou un niveau de connaissance spécifique d'une langue autre que le français, à moins que la nature même du travail ne nécessite une telle connaissance.»
Le porte-parole d'Enercon s'engage à faire les correctifs nécessaires lors de la publication des prochaines offres d'emploi. «Mais il faut faire la différence avec les postes qui exigeront la connaissance de la langue anglaise si l'emploi le demande», a précisé Marc-Antoine Renaud.
150 emplois
L'usine d'assemblage de composants électriques d'Enercon, à Matane, en cours de construction, emploiera, en période de pointe, de 130 à 150 personnes. La technologie du turbinier a été retenue pour la construction de 10 parcs éoliens dans le cadre de l'appel d'offres éolien d'Hydro-Québec pour l'achat de 2000 mégawatts d'énergie éolienne.
Le turbinier s'est associé à Emploi-Québec, au Cégep de Matane et à la Commission scolaire des Monts-et-Marées pour former les futurs employés de cette usine qui entrera en service d'ici la fin de l'été.
Selon le site Investir au Canada du gouvernement canadien, Enercon détient 14 % du marché mondial de l'énergie éolienne.










