Entrepôt Provigo de Matapédia: CSI Canada se désiste

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L'entrepôt de Provigo à Matapédia est fermé depuis... (Collaboration spéciale Gilles Gagné)

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L'entrepôt de Provigo à Matapédia est fermé depuis bientôt huit ans.

Collaboration spéciale Gilles Gagné

 

Gilles Gagné, collaboration spéciale
Le Soleil

(Matapédia) Huit ans après sa fermeture, la relance de l'entrepôt Provigo de Matapédia essuie un autre échec, avec le désistement de la firme CSI Canada, une filiale d'une firme de Monaco fabriquant des revêtements extérieurs de bâtiment.

Il s'agit d'une seconde tentative infructueuse de relance de l'entrepôt sur le plan international, puisque Ardesia, un producteur italien d'ardoise, avait aussi choisi de se passer du bâtiment de 100 000 pieds carrés en 2006.

Élaine Bernier, du Centre local de développement de la MRC d'Avignon, organisme chargé de trouver une vocation à l'entrepôt, précise que la firme monégasque a changé de stratégie pour tenter de se tailler une place sur le marché nord-américain. Jiancarlos Pilotto, de CSI, a fait connaître sa décision à la fin de 2009.

«CSI fabriquait déjà en Corée. Il [M. Pilotto] voulait continuer de fabriquer en Corée et entreposer au Québec. On leur a fait voir qu'il pouvait fabriquer au Québec à des conditions avantageuses dans l'entrepôt de Matapédia. Les conditions de financement ont été moins avantageuses. Il ne voulait pas investir une aussi grande part de l'équité. Il louera un entrepôt à Cornwall», explique Mme Bernier.

Les revêtements fabriqués par CSI sont à base de panneaux agglomérés d'aluminium. Ils supportent des matières lourdes comme le granit ou le marbre pour alléger le poids total de l'édifice.

L'entrepôt de Provigo a été fermé le 27 mars 2002. La firme y a employé jusqu'à 100 personnes. Une première restructuration a coupé 35 postes en 1995. Soixante-cinq personnes y travaillaient entre 1995 et 2002.

Élaine Bernier n'abandonne pas ses efforts pour trouver un autre promoteur.

«Nous avons un autre projet de rechange intéressant. C'est un groupe plus québécois. C'est gros, mais il y a beaucoup de travail à faire. On a commencé avant Noël. Une visite des lieux a été faite, mais il est trop tôt pour parler [de l'identité de la firme]», assure-t-elle.

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