Tours à logements à Rimouski: Québec demande un autre effort de négociation

Le maire de Rimouski, Éric Forest, a demandé... (Collaboration spéciale Carl Thériault)

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Le maire de Rimouski, Éric Forest, a demandé mardi au ministre de procéder à l'adoption du projet de loi privé devant l'impossibilité de s'entendre avec l'Association des propriétaires riverains.

Collaboration spéciale Carl Thériault

 

Carl Thériault, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rimouski) Le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, veut donner une autre chance à la négociation dans le dossier des deux tours à logements de 50 millions $ à Rimouski au lieu de demander à l'Assemblée nationale de débattre du projet de loi privé 216 demandé par Rimouski pour régler ce litige.

«Nous prenons acte de tous les efforts réalisés par les différents groupes. Il existerait, selon nos informations, encore des possibilités pour que les pourparlers se poursuivent. On encourage les parties à le faire, avec de l'aide si nécessaire, afin de trouver un terrain d'entente», a résumé Sylvain Bourassa, attaché de presse du ministre Lessard.

Le maire de Rimouski, Éric Forest, a demandé mardi au ministre de procéder à l'adoption du projet de loi privé devant l'impossibilité de s'entendre avec l'Association des propriétaires riverains. Le promoteur, Réseau Sélection, se refuse à tout commentaire.

Le président de l'Association des riverains, Jean-Paul Dumais, ne veut «ni élever la voix, ni abîmer personne de bêtises. Je veux rester calme. J'ai un devoir à remplir envers l'Association des riverains. La balance est en dehors de mon pouvoir. Je me suis entendu avec les représentants du promoteur Réseau Sélection et de Immocrédit pour se rencontrer à Québec.»

Le député de Rimouski, le péquiste Irvin Pelletier, soutient l'action du maire Éric Forest. «Je pense que le maire de Rimouski a fait son possible. On est rendu au bout du rouleau, alors que le maire a répondu à la demande de 73 stationnements qui seront payés par le promoteur. Si on va en commission parlementaire, il y a cinq groupes qui veulent se faire entendre, dont trois pour le projet et deux qui sont en désaccord. Le ministre m'a dit qu'une commission parlementaire n'était pas un tribunal. Mais à Rimouski, on ne peut se priver de ce projet immobilier de plus de 300 logements quand il y a un taux d'inoccupation de moins de 1 %.»

La municipalité demande à l'Assemblée nationale de lui accorder le pouvoir de modifier l'acte de servitude consenti en 1975 par Rimouski à l'Association des propriétaires riverains en définissant la répartition des places de stationnement.

Me Raymond Lavoie, avocat spécialisé en droit municipal à Québec, soutient qu'il est très difficile, sinon impossible, de contester la validité d'un projet de loi privé sauf en prouvant en vertu de la Charte canadienne des droits qu'un droit fondamental aurait pu être violé.

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