À savoir pourquoi le RTC s'est fait devancer par un simple programmeur motivé, il répond que l'entreprise est «encore en discussions avec des firmes pour développer une application mobile». Le projet devrait voir le jour l'an prochain, un projet qu'elle souhaite faire rouler sur toutes les plates-formes, et pas seulement celles d'Apple. Rien n'est encore arrêté. Cette application pourrait être une adaptation de Trajecto, déjà disponible sur le site Web du RTC, ou encore une version allégée du site existant.
Quand on se compare...
«Il y a toujours mieux, il y a toujours pire», croit M. Beaurivage. Le RTC s'est bien doté d'un système de carte à puce, de l'application Trajecto, pour planifier un déplacement, mais des technologies dont bénéficient plusieurs réseaux de transport ne sont pas utilisées ici. C'est le cas par exemple de Google Transit, qui permet à Google Maps de planifier un déplacement en transport en commun. Le système, implanté à Montréal, a l'avantage de pouvoir être utilisé sur toutes les plates-formes, et fonctionne de la même façon dans toutes les villes. Un touriste new-yorkais en visite dans la métropole pourrait, par exemple, utiliser le GPS de son téléphone pour le localiser et lui calculer un itinéraire, exactement de la même façon qu'il le ferait chez lui.
Quand Google a approché le RTC, ce dernier a répondu non merci, bien que le service soit totalement gratuit (mais des employés doivent être dégagés pour collaborer avec Google et mettre le service en place). Selon M.?Beaurivage, le système n'était pas encore au point au moment de l'approche de Google, en plus du fait que le développement de l'application Trajecto était assez avancé. Le RTC a aussi choisi de «développer sa propre application centralisée», explique ensuite M.?Beaurivage, pour que toute l'information, y compris les horaires, les tarifs, les avis, se trouve à un seul endroit, sur le même site Web, et pour simplifier la gestion.
Le RTC a un autre projet dans ses cartons. Annoncé en 2008, le Système d'aide à l'exploitation information voyageur prévoit l'intégration de GPS à tous ces véhicules. Cela fait, les usagers qui attendent aux arrêts seront informés en temps réel, sur un écran, de l'heure de passage du prochain autobus ou des difficultés éprouvées sur le réseau. «Le projet est rendu au stade de l'homologation des firmes pour aller en appel d'offres, qui serait lancé début 2010», pour une implantation en 2011 ou 2012, rapporte le porte-parole Guillaume Beaurivage.
«On sait que l'informatique et l'info minute sont de plus en plus populaires», note-t-il, et le RTC veut bien monter dans le train. «Ça s'en vient, il faut se donner un peu de temps.» En effet, le RTC doit composer avec des défis plus urgents : les Métrobus qui débordent, l'ouverture du nouveau garage, la mise en service des autobus articulés... et l'achalandage, lui, qui ne cesse d'augmenter.










