Assassin's Creed II: La fascination sur toute la ligne

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Yves Therrien
Le Soleil

J'avais tellement hâte de jouer avec Assassin's Creed II au point de trouver que le premier chapitre était trop long et trop encadré. Pourtant, il fallait bien que les personnages soient placés dans l'espace et l'histoire dans cette seconde aventure fantastique qui remonte le temps en passant par les traces génétiques dans le fameux appareil Animus.

J'étais trop pressé d'entrer dans le feu de l'action alors qu'il était nécessaire de comprendre les nouvelles particularités du jeu comme la recherche des trésors et des plumes d'aigle qui remplacent celle des drapeaux. Je ne suis pas rendu assez loin pour voir l'utilité des plumes, mais pour les trésors et l'argent, j'ai compris un peu plus tard que cela servirait à acheter des armes, des armures, des vêtements, des tableaux, à payer la restauration d'une ville et gagner en notoriété.

 

Desmond Miles n'est plus prisonnier des Templiers, mais il poursuit sa quête de la pierre, l'objet qui détruirait le monde s'il tombait entre de mauvaises mains. Il plonge alors en pleine Renaissance en Italie, à Florence et à Venise entre autres, avec l'aide des indépendants et de l'Animus 2.0, fort probablement des descendants et des adeptes de l'ordre des Assassins comme Altaïr, qui fait une apparition étonnante.

Pour cette aventure, c'est un Italien, Ezio Auditore, qui reprend le boulot de la famille et les combats dans un mode identique au fonctionnement du premier épisode. Les habitués s'y retrouveront d'un coup et les nouveaux aimeront la liberté de mouvement et les prouesses possibles tellement la prise en main est facile dans des décors toujours aussi fascinants. Et il y a un passage étonnant, où Desmond va dans le passé sans l'aide de l'Animus.

Les concepteurs d'Ubisoft Montréal ont fait disparaître la perte de temps dans les voyages à cheval entre les villes, donnant ainsi plus de temps à l'exploration, à la recherche des pages du codex, des pierres des six grands assassins et des différentes missions secondaires aussi intéressantes les unes que les autres. Mais, il y a une course en diligence assez étonnante.

Parlant des personnages, la rencontre avec Leonardo Da Vinci et les allers-retours dans l'atelier de ce génie sont particulièrement intéressants, comme le sont aussi toutes les données historiques sur les bâtiments, les peintures et les personnages qui ont laissé leurs traces dans l'histoire. Ce seul point montre la préoccupation de se coller à un contexte historique entourant cette fable fantastique.

J'aurais besoin de deux pages pour tout décrire dans les moindres détails. Loin d'être décevante, cette deuxième aventure donne un jeu d'une grande qualité dans un environnement fabuleux.

J'ai tellement aimé le jeu, j'ai été tellement accro à cette histoire, autant que la première fois, que je lui donne ma meilleure note même si je n'ai eu que trois heures de sommeil deux nuits d'affilée.

Et Ubisoft annonçait mardi des ventes record avec 1,6 million d'unités vendues dans la première semaine de mise en marché.

Pour les consoles Xbox 360, PS3, DS. Il y aurait aussi une version pour PC plus tard dans l'année. Prix : 60 $

Évaluation : *****

 

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