Selon les dernières données disponibles, ce sont autour de 350 mises en chantier qui sont lancées annuellement, créant une vitalité dans l'industrie de la construction. Voici deux exemples de ce dynamisme.
Boischatel: organiser son développement
Boischatel, aux limites ouest de la MRC, est la municipalité la plus populeuse. Elle compte plus de 6500 habitants, selon les relevés municipaux. Il y a 10 ans, 4000 personnes habitaient le secteur. C'est donc un développement à vitesse grand V, vers le nord, sur le plateau laurentien, le long de la rivière Montmorency.
«Notre développement n'est pas improvisé. Il est organisé. On l'a fait à l'intérieur du périmètre urbain en ciblant l'unifamilial, sur des terrains un peu plus grands afin de protéger le couvert forestier et développer différemment», explique le directeur général, Carl Michaud, lors d'une tournée de la ville où l'on constate que tous les fils sont enfouis. On a investi 8 millions $ en 2008 pour les faire disparaître dans le secteur patrimonial.
Le potentiel est de 350 terrains, mais la Ville préfère y aller doucement, avec 50 terrains par année. «C'est insuffisant par rapport à la demande. J'en aurais 150 et je les vendrais demain matin, mais ce qu'on souhaite, c'est entre 70 et 75 par année. On modère volontairement pour bien gérer le développement du territoire», ajoute M. Michaud.
Le dernier projet en lice pour Boischatel, c'est la construction d'un pont de 2,3 millions $ sur la rivière Ferrée, un projet qui permettra de «faire le tour» du terrain de golf Royal Québec et de poursuivre le développement résidentiel.
Onze projets à Beaupré
Du côté de Beaupré, pôle de services de la MRC, ce ne sont pas moins de 11 projets résidentiels qui sont actuellement en route, sans compter cinq autres en phase de réalisation. Ce sont 25 millions $ qui ont été investis dans la seule année 2010 pour amorcer six ensembles résidentiels.
Beaupré est habité par un peu plus de 3000 résidants, mais visité par davantage de villégiateurs, ce qui donne une population de près de 7000 personnes à servir. Cela se traduit par une centaine de mises en chantier par année. L'intérêt est là, à preuve le récent projet de 25 millions $ appelé Céleste, des condos rustiques qui remplaceront l'hôtel Val-des-Neiges.
Pour le maire Michel Paré, l'heure est à la revitalisation. «On investit beaucoup pour un développement esthétique. On a fait faire une étude de circulation et on caresse un projet d'embellissement sur la rue Royale afin de dynamiser les vieux quartiers. Ce qu'on ne souhaite pas, c'est de couper la ville en deux», dit-il, sans oublier l'accès au fleuve pour ses résidants qu'il a comme priorité.
C'est pourquoi le maire Paré promet de conserver aussi la trame industrielle, concentrée sur le terrain bientôt vacant de l'usine d'AbitibiBowater. La Ville a déjà promis de maintenir cette vocation industrielle pour attirer des entreprises dans le domaine des énergies renouvelables, des technologies vertes et de la recherche.






















