Cadre de vie de près de 49 000 personnes, Portneuf fracasse chaque année - et depuis quelque temps déjà - de nouveaux records de mises en chantier. Plus de constructions pour répondre, bien entendu, aux besoins d'une population en croissance - 6 % de 2001 à 2009 -, une situation attribuable, en grande partie, à l'étalement urbain.
«L'un des défis que nous nous sommes donnés, c'est évidemment de continuer à attirer des gens pour qu'ils s'établissent chez nous, mais aussi de faire qu'ils choisissent d'y travailler», commente le préfet, Denis Langlois. «En même temps, il faut promouvoir davantage l'entrepreneuriat afin de donner un nouvel élan à notre économie.»
Profitant d'un positionnement avantageux, Portneuf figure en tête de liste des MRC les plus industrialisées de la région de la Capitale-Nationale. Le secteur des produits métalliques, auquel appartiennent notamment l'aluminerie Alcoa de Deschambault et son centre d'excellence mondial, de même que celui des produits minéraux non métalliques - qui bénéficie actuellement des retombées du dynamisme immobilier - contribuent pour une bonne part à la vitalité du territoire.
Portneuf est la MRC la plus industrialisée, mais aussi la plus agricole. On dit d'ailleurs qu'elle est le grenier de Québec. S'il tend à se diversifier, le secteur de l'agroalimentaire portneuvois fait déjà sa marque dans le panier de provisions ou au menu des restaurants avec des produits tels les fromages fins de La Maison Alexis de Portneuf ou encore les tomates Savoura des Serres du Saint-Laurent. Toute une gamme d'aliments issus du terroir sont également regroupés sous le nouveau label Culture de saveurs Portneuf.
En dépit de la fermeture récente de trois usines majeures, la forêt, qui occupe 83 % du territoire, participe de manière déterminante à l'activité économique de la MRC de Portneuf, tant au chapitre de la récolte de bois que de la multitude d'activités récréatives qui s'y pratiquent. De nouvelles perspectives se dessinent présentement et permettent au secteur d'entrevoir des marchés prometteurs dans la deuxième et la troisième transformation.
Portneuf en chiffres (tableau)
Le chemin du Roy est jalonné de bâtiments ancestraux. Ici, le diacre de la paroisse de Cap-Santé, Ludger Lavoie, en compagnie de Mme Égide Trépanier, propriétaire de la maison Morisset, qui date de 1715.
Collaboration spéciale, Johanne Martin
Terre de culture et de patrimoine
Le potentiel exceptionnel offert par la nature environnante ne saurait cependant faire oublier les attraits nés de la présence humaine sur des terres habitées depuis l'époque de la Nouvelle-France. Sur le plan touristique, en plus du plein air, la culture et le patrimoine constituent les axes privilégiés pour le développement et la mise en marché de Portneuf.
«Nous avons chez nous des bâtiments admirablement bien conservés qui datent des débuts de la colonie et qui sont des témoins remarquables de l'histoire du Québec rural», rapporte l'agente culturelle de la MRC de Portneuf, Marie-Claude Demers. «Le patrimoine religieux, par exemple, est au coeur de la renommée enviable qu'a acquise la région, tout comme la portion du chemin du Roy qui traverse le territoire.»
Une panoplie d'activités culturelles et sportives, parmi lesquelles on compte la Biennale internationale du lin, le Festival de films de Portneuf sur l'environnement, Donnacona au rythme du blues, la Grande Nage Portneuf Savoura et la Course de la banquise, complète une offre à nulle autre pareille.



































