En quatre ans et quelques mois, plus de 400 spectacles ont été présentés dans cette salle d'environ 900 places.
«Le premier commentaire qu'on entend des responsables techniques et des artistes, à plus de 90 %, est leur satisfaction par rapport aux installations scéniques, au son et au concept de salle qui, sur scène, permet aux artistes de bien sentir le public», affirme Jacques Pineault, directeur de Spect'Art, gestionnaire de la salle Desjardins-Telus.
Le directeur technique, Guy Ryan, reçoit même des curriculum vitae (CV) de techniciens qui, en tournée, aimeraient revenir à la salle Desjardins-Telus pour y travailler comme employés permanents.
«Je reçois beaucoup de CV de Montréal. Notre éclairagiste est venu de Montréal. Je me souviens qu'avant l'ouverture de la salle je disais presque tout le temps aux directeurs techniques des troupes qu'on ne pouvait réaliser telle ou telle chose. Des fois, on laissait la moitié des équipements dans le camion. Aujourd'hui, je dis oui, on peut même, en vidéo, aller jusqu'à 10 000 lumens au lieu de 5000. J'entends des commentaires dans les écouteurs pendant le spectacle qui disent qu'on peut faire le vrai show avec nos équipements. Et les artistes sont heureux parce qu'ils peuvent donner leur show sans le modifier. Le défi maintenant est d'opérer cette belle technologie.»
Dotée d'une fosse d'orchestre pouvant accueillir une cinquantaine de musiciens, cette salle de 14 M $ a obtenu le Félix de la salle de spectacle de l'année au gala de l'ADISQ 2008 et Spect'Art, le prix RIDEAU Diffuseur 2009.
Fosse d'orchestre motorisée
«Nous sommes dans les trois ou quatre salles au Québec avec une fosse d'orchestre motorisée, avec des effets de son surround et des effets vidéo qui font qu'on a pu accueillir un show comme Dracula, les décors du théâtre du Nouveau Monde, des cirques. Nous disposons actuellement de 1,2 millions $ en équipements et il y a des investissements d'année en année pour garder la salle à niveau», dit Guy Ryan.
Le taux de fréquentation aux spectacles est de l'ordre de 70 %. «Il y a deux ans, nous avons augmenté à 107 le nombre de représentations, ce qui a été notre point de saturation par rapport à la demande. Nous sommes présentement à environ 80, ce qui est le véritable point d'équilibre», dit Jacques Pineault.
Sauvée par son mur coupe-feu
Le pire a été évité, le 14 septembre 2005, lors de l'incendie du Centre civique, un édifice accolé à la salle Desjardins-Telus, qui a été sauvée dans son intégralité grâce à un mur coupe-feu. Signalons que la salle est construite près de la cathédrale de Rimouski, qui avait été épargnée lors du grand feu de 1950.
L'idée d'une salle de spectacle moderne à Rimouski a germé en 1967? sur plus de 40 ans ? pour finalement être inaugurée le 26 août 2005. Le feu vert n'a été possible qu'après la tenue d'un référendum sur sa localisation au centre-ville.











