À l'origine de Numéro 9, une petite créature à l'allure de poupée de chiffon, 9, qui se réveille dans un monde post-apocalyptique. Un homme mort gît dans la pièce. À l'extérieur, tout n'est que ruines et désolation.
Contrairement à ce qu'il croit, 9 n'est pas seul de sa race. Sa route croisera celle de pairs qui, comme lui, portent des chiffres en guise de noms. Après l'enlèvement de l'un d'eux, ces créatures pacifiques devront se liguer pour affronter de terrifiantes machines qui ont pris le contrôle de la planète.
Pas inintéressant, mais pas non plus aussi étoffé que Coraline, issu du même studio, Numéro 9 démontre de belles qualités sur le plan visuel. Or, les limites du scénario sont atteintes assez rapidement et rappellent que le projet est né d'un court-métrage d'animation, mis en nomination à l'Oscar en 2005. De toute évidence, Shane Acker a cherché à étirer la sauce, sans pour autant convaincre d'un bout à l'autre.
Ses minihéros sont développés autour de thèmes humanistes d'entraide et de générosité, en opposition à la férocité et à la hargne des machines, toujours prêtes à s'emparer de leur âme pour l'éternité. Il n'empêche, Numéro 9 a beau être un film d'animation, il n'est pas pour autant destiné aux jeunes enfants, qui risquent d'être troublés par certains passages. D'où le plaisir de voir arriver une note d'espoir, à la toute dernière image, dans cette ambiance de fin du monde...
Au générique
Titre : Numéro 9 (v.f. de 9)
Genre : drame d'animation
Réalisateur : Shane Acker
Salles : Cinéplex Sainte-Foy et Cinéplex Beauport
Classement : général (déconseillé aux jeunes enfants)
Durée : 1h19
Cote : ***
On aime : les effets visuels, les mignons personnages, la séquence du Magicien d'Oz, la note d'espoir en finale
On n'aime pas : une histoire au parfum de déjà-vu, un scénario conventionnel et sans grandes surprises











