Numéro 9: l'âge de la machine

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<i>Numéro 9</i>: l\'âge de la machine

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Numéro 9 a beau être un film d'animation, il n'est pas pour autant destiné aux jeunes enfants, qui risquent d'être troublés par certains passages.

Normand Provencher
Le Soleil

(Québec) Il ne faut pas s'étonner de voir le nom de Tim Burton associé, à titre de coproducteur, au film d'animation Numéro 9 (v.f. de 9, à l'affiche aujourd'hui). Récit étrange, personnages troublants, ambiance à la fois glau­que et poétique, autant d'é­lé­ments communs au film de Shane Acker et aux univers toujours particuliers du réalisateur d'Edward aux mains d'argent et de Sleepy Hollow.

À l'origine de Numéro 9, une petite créature à l'allure de poupée de chiffon, 9, qui se réveille dans un monde post-apocalyptique. Un homme mort gît dans la pièce. À l'extérieur, tout n'est que ruines et désolation.

Contrairement à ce qu'il croit, 9 n'est pas seul de sa race. Sa route croisera celle de pairs qui, comme lui, portent des chiffres en guise de noms. Après l'enlèvement de l'un d'eux, ces créatures pacifiques devront se liguer pour affronter de terrifiantes machines qui ont pris le contrôle de la planète.

Pas inintéressant, mais pas non plus aussi étoffé que Coraline, issu du même studio, Numéro 9 démontre de belles qualités sur le plan visuel. Or, les limites du scénario sont atteintes assez rapidement et rappellent que le projet est né d'un court-métrage d'animation, mis en nomination à l'Oscar en 2005. De toute évidence, Shane Acker a cherché à étirer la sauce, sans pour autant convaincre d'un bout à l'autre.

Ses minihéros sont développés autour de thèmes humanistes d'entraide et de générosité, en opposition à la férocité et à la hargne des machines, toujours prêtes à s'emparer de leur âme pour l'éternité. Il n'empêche, Numéro 9 a beau être un film d'animation, il n'est pas pour autant destiné aux jeunes enfants, qui risquent d'être troublés par certains passages. D'où le plaisir de voir arriver une note d'espoir, à la toute dernière image, dans cette ambiance de fin du monde...

Au générique

Titre : Numéro 9 (v.f. de 9)

Genre : drame d'animation

Réalisateur : Shane Acker

Salles : Cinéplex Sainte-Foy et Cinéplex Beauport

Classement : général (déconseillé aux jeunes enfants)

Durée : 1h19

Cote : ***

On aime : les effets visuels, les mignons personnages, la séquence du Magicien d'Oz, la note d'espoir en finale

On n'aime pas : une histoire au parfum de déjà-vu, un scénario conventionnel et sans grandes surprises

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