5150, rue des Ormes: la maison damnée

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Yannick Bérubé (Marc-André Grondin), un étudiant en cinéma,...

Agrandir

Yannick Bérubé (Marc-André Grondin), un étudiant en cinéma, connaîtra des moments d'horreur au 5150, rue des Ormes, retenu prisonnier par un père de famille psychopathe (Normand D'Amour, de dos).

Normand Provencher
Le Soleil

(Québec) Un banal bungalow dans une rue tranquille. Le 5150, rue des Ormes. Une petite famille habite l'endroit, les Beaulieu. À première vue, rien pour faire un film, à l'exception d'un détail qui a son importance : le maître des lieux s'est autoproclamé grand redresseur de torts et réserve un sort cruel à tous ceux qu'il considère comme des «non-justes».

Après Sur le seuil, le maître québécois du suspense d'horreur, Patrick Senécal, propose, en collaboration avec le réalisateur Éric Tessier, l'adaptation de son premier roman, 5150, rue des Ormes, qui tisse son intrigue autour de cette famille d'illuminés et d'un étudiant qui aura eu le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Sans réinventer le genre, le résultat est pour le moins efficace pour quiconque a envie d'un thriller aux nombreux rebondissements, baigné de mystères et porté par une solide distribution.

Après une chute à vélo qui l'amènera à demander du secours à cette adresse maudite, Yannick Bérubé (Marc-André Grondin) découvrira bien malgré lui le pot aux roses. Le patriarche du clan, Jacques Beaulieu (Normand D'Amour), est un psychopathe qui exerce une autorité troublante sur sa femme (Sonia Vachon), son adolescente (Mylène St-Sauveur) et sa fillette (Élodie Larivière). Tout cela au nom du droit divin, ce chauffeur de taxi ayant une conception assez tordue du bien et du mal. D'où le désir maladif de faire sa propre justice, en parallèle à sa mystérieuse passion pour les échecs.

Pour obtenir sa libération, Yannick devra d'ailleurs relever le pari de le battre sur l'échiquier. Sa tentative de faire échec (et mat) au mal deviendra pour lui un véritable chemin de croix qui se transformera en obsession. Son isolement prolongé fera remonter à la surface des traumatismes familiaux qu'il essayait tant bien que mal d'oublier.

Thriller efficace et bien ficelé, malgré quelques dérives dans le dernier droit, 5150, rue des Ormes surprend d'abord et avant tout par l'étonnante dynamique qui s'installe graduellement entre les quatre personnages principaux.

Marc-André Grondin campe avec conviction un jeune homme fragile retenu contre son gré par un tortionnaire (excellent Normand D'Amour) qui, sous ses allures de monsieur Tout-le-Monde, cache un manipulateur de premier ordre. Sonia Vachon, en femme soumise, coincée dans ses bondieuseries, étonne dans un contre-emploi, aux côtés de la jeune Mylène St-Sauveur, efficace à distiller le fiel à coups de phrases lapidaires.

Au générique

Cote : ***1/2

Titre : 5150, rue des Ormes

Genre : thriller d'horreur

Réalisateur : Éric Tessier

Acteurs : Marc-André Grondin, Normand D'Amour, Sonia Vachon, Mylène St-Sauveur, Élodie Larivière, Normand Chouinard, Catherine Bérubé, Louise Bombardier, Pierre-Luc Lafontaine et René-Daniel Dubois

Salles : Cinéplex Sainte-Foy, Cinéplex Beauport, Place Charest, Des Chutes et Lido

Classement : 13 ans

Durée : 1h50

On aime : le solide jeu d'acteurs, le récit bien ficelé, l'horreur cachée sous le quotidien

On n'aime pas : quelques invraisemblances et incohérences

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer