C'était à Rome: romance à cinq sous

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Beth (Kristen Bell) en pince pour Nick, journaliste...

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Beth (Kristen Bell) en pince pour Nick, journaliste sportif (Josh Duhamel), dans C'était à Rome. Maisa-t-il lui aussi été envoûté par une certaine fontaine romaine?

Normand Provencher
Le Soleil

(Québec) Les fontaines des places publiques du monde entier ont le don d'attirer les pièces de monnaie. La légende dit que ça porte chance. Surtout pour quelqu'un à la recherche de l'être aimé.

De passage à Rome pour le mariage de sa soeur, Beth (Kristen Bell), une jeune conservatrice désillusionnée par l'amour, croyait bien prendre sa revanche sur le destin en allant cueillir au fond d'une fontaine cinq pièces de monnaie (plus sage, la voluptueuse Anita Ekberg s'était contentée de se tremper les jambes dans la fontaine de Trevi, dans La dolce vita de Fellini...)

Mais voilà, une autre légende, moins connue celle-là, dit aussi qu'il faut laisser les pièces là où elles sont, sous peine de voir un sortilège s'abattre sur une pauvre étourdie comme Beth. Du coup, ce sont quatre hurluberlus (Dax Shepard, Jon Heder, Will Arnet et Danny DeVito), représentant autant de facettes du mâle idéal (la beauté, le mystère, l'adoration et l'argent), qui la poursuivront de leurs ardeurs jusqu'à New York.

Un cinquième (Josh Duhamel), journaliste sportif, est également sur les rangs, mais a-t-il lui aussi été ensorcelé ou nourrit-il un amour profond pour elle? Voilà la question à un million qui n'aura de cesse de tarauder Beth jusqu'à la prévisible conclusion à l'eau de rose.

Stéréotypes

À partir de cette idée plutôt originale, la comédie romantique C'était à Rome (version française de When in Rome) ne roule pas très longtemps avant de prendre le décor. La jeune Kristen Bell (Forgetting Sarah Marshall) a beau être mignonne, très girl next door dans l'art de se mettre les pieds dans les plats, elle ne peut quand même pas racheter à elle seule les multiples écueils du scénario et la réalisation paresseuse de Mark Steven Johnson (Ghost Rider).

C'était à Rome n'est ni plus ni moins qu'une énième variation ratée sur les affres de la femme moderne confrontée à la difficile quête de l'amour, le vrai, l'unique, celui qui la conduira, merci mon Dieu, devant l'autel dans un battement de cils (deux semaines, top chrono, pour la petite soeur de Beth, qui dit mieux?).

Agaçante par sa façon de perpétuer les stéréotypes, exaspérante par la pauvreté de ses dialogues et de ses situations, navrante par son chapelet de gags qui tombent à plat, cette comédie est à classer au rayon des films qu'il fait bon oublier au plus vite.

Au générique

Cote : * 1/2

Titre : C'était à Rome (When in Rome)

Genre : comédie romantique

Réalisateur : Mark Steven Johnson

Acteurs : Kristen Bell, Josh Duhamel, Will Arnet, Dax Shepard, Jon Heder, Danny DeVito, Anjelica Huston et Don Johnson

Salles : Cinéplex Sainte-Foy, Cinéplex Beauport et Des Chutes

Classement : général

Durée : 1h31

On aime : les quelques scènes tournées à Rome

On n'aime pas : le jeu trop gros de Kristen Bell, la pauvreté des dialogues et des situations, les quatre pauvres sbires amoureux de l'héroïne, les gags sans saveur.

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