Avec Démineur, Kathryn Bigelow a réussi à fignoler un drame de guerre où s'amalgament parfaitement tension, action et réflexion.
Les images sont fortes. La caméra nerveuse, toujours à l'affût. Du travail de pro qui devrait lui permettre de devenir la première femme à gagner l'Oscar de la meilleure réalisation. Sofia Coppola (Lost in Translation, 2003), Jane Campion (The Piano, 1994) et Lina Wertmüller (Seven Beauties, 1975) avaient été les candidates malheureuses avant elle.
Signe qui ne ment pas, Bigelow a remporté le mois dernier le Directors Guild Award. Cinquante-cinq fois au cours des 61 dernières années, le gagnant de ce prix a ensuite raflé l'Oscar.
James Cameron, aussi doué soit-il en quincaillerie technologique, a tourné son film en images de synthèse, avec des acteurs bardés de fils sur fond d'écran bleu. Où est le travail de cinéaste, dans le sens premier du terme? La question mérite d'être posée.
Dans ce duel des ex, Quentin Tarantino (Le commando des bâtards), Jason Reitman (Haut dans les airs) et surtout Lee Daniels (La véritable Precious Jones) savent que leurs chances de l'emporter sont à peu près nulles. Notre médaille de bronze est décernée à Reitman.
Mon choix : Kathryn Bigelow (Démineur)
Ma prédiction : Kathryn Bigelow (Démineur)















