Kirk (Jay Baruchel), gardien de sécurité à l'aéroport de Pittsburgh, ne pensait jamais que cela pouvait lui arriver. Lorsqu'il a appris que Molly (Alice Eve), une créature de rêve croisée à son travail, avait le béguin pour lui, il ne pouvait le croire. «Pourquoi moi? Qu'ai-je de si spécial?»
Rien, voilà, à part d'être un honnête homme, propre de sa personne et de ne pas chercher à impressionner la galerie. Rien à part d'être unique par son physique ingrat, son boulot ordinaire, sa famille d'idiots et sa vieille Neon déglinguée...
Le thème de Trop belle! n'est pas trop bête - comment apprendre à se faire confiance, à ne pas se dénigrer dans notre monde d'apparences -, mais le réalisateur Jim Field Smith l'aborde d'une façon si désinvolte et anecdotique que l'exercice vire rapidement à l'eau de
vaisselle.
Moins vulgaire que les comédies à la Judd Apatow, le film emprunte néanmoins des détours douteux, à l'occasion d'une séance d'épilation extrême ou d'un exercice de pelotage qui aboutit à une «fuite» embarrassante dans le pantalon... Facile et un peu gros.
Le Montréalais Jay Baruchel (vu dans Tropic Thunder) se débrouille pas trop mal dans le rôle principal, sorte d'«adulescent» et de nouveau Symphorien à la recherche de sa place dans le monde. Alice Eve, elle, se contente de jouer la potiche de service. Au rayon des pitounes blondes hollywoodiennes, on se dit qu'elle ou une autre aurait fait la même affaire. Pourvu qu'elle soit équipée pour veiller tard, bien sûr...
Au générique
Cote : **
Titre : Trop belle! (She's Out of My League)
Genre : comédie sentimentale
Réalisateur : Jim Field Smith
Acteurs : Jay Baruchel, Alice Eve, Krysten Ritter, T.J. Miller, Mike Vogel et Lindsay Sloane
Salles : Cinéplex Sainte-Foy, Cinéplex Beauport, Galeries de la Capitale, Des Chutes et Lido
Classement : 13 ans (langage vulgaire)
Durée : 1h45
On aime : le jeu honnête de Jay Baruchel
On n'aime pas : l'histoire qui manque de subtilité, le jeu douteux de la plupart des comédiens, le gros gag salace à la Marie a
un je-ne-sais-quoi, l'idiote famille, la finale ridicule











