«C'est peut-être grotesque, mais ce n'est pas vulgaire, même si je joue un homme qui se déguise en femme», insiste pour sa part Yves Jacques. «J'ai une sensibilité qui se prête bien à ça.»
Pour rester dans la subtilité, ils se sont fiés à Rémy Girard. «Rémy joue tellement dans la vérité qu'on n'a pas le choix de le suivre», indique M. Jacques, appuyé par son collègue, qui explique : «On a trouvé un niveau de jeu entre nous, et ça s'est placé très vite. On se connaît depuis longtemps. La complicité des personnages a été alimentée par la complicité des comédiens.»
L'esprit de la troupe de La grange à Marcel est devenu celui de la bande de Cabotins. «On a chacun notre numéro, alors on ne se pile pas sur les pieds. Pendant notre solo, tous les autres continuent de donner le rythme, comme dans un orchestre», explique Gilles Renaud.
Ils ont pratiqué longuement, Gilles Renaud à donner l'impression qu'il jouait vraiment du piano et Yves Jacques, à chanter en robe à paillettes. «J'aurais voulu davantage montrer mes jambes, mais on m'a dit que ça se prêtait mal à l'âge du personnage», souligne l'acteur. Nouvelle salve de rires. On a une bonne idée de l'ambiance qui devait régner pendant le tournage.












