«Mais à part Rémy, on n'a pas connu cette époque-là, précise Mme Berryman. On était de l'époque de Michel Tremblay, de Jean Barbeau, du Grand cirque ordinaire. Plus près des créations collectives...» Elle a bien joué, toutefois, dans un Feydeau, avec Gilles Latulippe.
Opinion différente
Marie-Ève Milot s'est servie de sa propre expérience de «petite fille de la campagne qui rêvait de la grande ville» pour construire le personnage de Mélanie, une jeu-ne caissière qui veut devenir actrice et à qui on a appris à fuir toute vulgarité, donc, par ricochet, le théâtre de variétés. «À la fin du film, on verra qu'elle n'a plus du tout la même opinion!»
Dorothée Berryman, elle, s'est accrochée à une phrase clé de Lucie : «Elle prie et dit : "Mon Dieu, il faut que je remonte sur scène, c'est pas négociable!" et moi, je me suis toujours identifiée à ce feu sacré. Tous les personnages du film sont comme ça.»
Jouer devant un vrai public de théâtre d'été, pour les scènes de théâtre, leur a beaucoup plu. «C'était génial de voir toutes les petites familles venues pour leurs idoles. C'était une super belle mise en abyme», explique la jeune femme.













