Andrea Lindsay: le chic qui fait pop

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Raconter sa vie en chansons est aussi thérapeutique... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Raconter sa vie en chansons est aussi thérapeutique qu'une évasion dans le passé pour Andrea Lindsay. Écrire la libère de ses peines, de sa mélancolie. 

Le Soleil, Patrice Laroche

Valérie Lesage
Le Soleil

(Québec) On la dirait sortie d'une autre époque, années 50, entre fraîcheur et glamour. Du premier au deuxième album, ses tenues d'artiste revisitent le passé, sa musique aussi, mais pourtant, Andrea Lindsay, qui vient de lancer Les sentinelles dorment, est une fille bien de son temps. Elle s'épanouit dans la chanson intimiste et s'inspire de son quotidien pour écrire.

«Avant, je n'osais pas beaucoup parce que ça me paraissait banal; mais si toi, tu me racontes des choses de ta vie, je ne trouve pas ça banal, alors...»

Andrea Lindsay a choisi d'assumer les contours réalistes de ses chansons en se disant qu'elle transportait probablement sa part d'exotisme, comme Brel quand il chantait le plat pays qui était le sien.

Après tout, la jeune chanteuse, qui a grandi à Guelph en Ontario, a fait le choix singulier de mener une carrière en français. Et une anglophone francophile passionnée des années 50 et 60, ça n'a rien de banal!

«On ne peut pas vivre dans le passé, mais c'est une façon de s'évader. Ça m'a donné beaucoup de plaisir de m'évader dans l'imaginaire, dans les mondes inventés. Peut-être que je m'ennuyais à l'école. Et puis les gens s'habillaient bien, le design de l'époque aussi m'intéresse beau­coup. Gin Bombay, c'est le titre d'une des nouvelles chan­sons et c'est la bouteille bleue qui m'intéresse, comme si elle me suivait un peu partout de Paris à Québec», raconte-t-elle.

Raconter sa vie en chansons, comme le font les jeunes artistes qui l'inspirent de l'autre côté de l'Atlantique, qu'ils s'appellent Vincent Delerm, Bénabar ou Pauline Croze, est aussi thérapeutique qu'une évasion dans le passé pour Andrea Lindsay. Écrire la libère de ses peines, de sa mélancolie. «Je me sens vulnérable en m'exposant ainsi, mais je me trouve chanceuse aussi que des gens aient envie d'écouter ça», dit-elle.

Avec son premier album, La belle étoile, Andrea Lindsay a fait une entrée remarquée dans le paysage musical québécois, où elle apporte quelque chose de différent. Elle a même récolté récemment le prix André Dédé Fortin décerné à un artiste émergent par la Fondation de la Société professionnelle des auteurs-compositeurs du Québec.

«Ça m'a beaucoup touchée parce que c'est basé strictement sur le mérite artistique et pas du tout sur les ventes de disques.»

L'accueil chaleureux et les prix reçus ont mis une pression supplémentaire sur la créatrice, qui a dû vaincre le complexe du deuxième album. Avait-elle déjà tout dit? Pour se libérer de la pression, elle s'est souvenue du plaisir. «Je fais ce métier parce que j'aime ça. Alors il ne faut pas trop sentir la pression des autres qui me regardent : ça tue le plaisir.»

Ainsi, au coin de la table de cuisine de son complice de musique, Éric Graveline, Andrea a repris sa guitare et lui, un mini-clavier, pour donner vie aux nouvelles compositions. Elles portent encore une fois le délicieux parfum du passé, un petit côté français, le léger accent anglais d'Andrea et puis de la lumière et de la fraîcheur, sur des airs de fête ou de rêveries, joyeuses ou mélancoliques.

Sa chanson préférée dans les nouvelles? Lettre à un chien! C'est Glenn Gould qui la lui a inspirée, car il avait écrit une carte postale à son toutou pendant un de ses voyages en Russie.

«J'aime bien l'imaginer en train d'écrire ça. Ça me rassure qu'il y ait d'autres gens farfelus comme moi! J'ai une complicité avec les chiens, fidèles mais dépendants. Il y a quelque chose qui est à la fois pathétique et glorieux dans la relation du chien avec l'homme.»

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer