C'est en effet la sixième sculpture à être érigée dans ce nouveau lieu-dit de l'art actuel. Entourée des Gendreau, Bourgault, Morin et Lestage, Plonger est la seule oeuvre réalisée par une femme. Visiblement fière et émue, Hélène Rochette a expliqué comment la nature du fleuve et ses états avaient inspiré son travail.
C'est un large dessin dans l'espace dans lequel l'observateur aperçoit «des jeux de lignes, des galbes qui s'organisent pour proposer les ondulations de l'eau, a expliqué l'artiste. C'est une sorte de grande vague qui touche le rivage dans un mouvement continu». Visible du boulevard Champlain, Plonger est, en quelque sorte, une étude de forme et surtout un objet à lire, a noté son auteure lors de l'inauguration.
Denis Anger et Jacques Langlois, tous deux de la Commission de la capitale nationale du Québec, ainsi que J. Raymond Pépin, président de la fondation du même nom, ont procédé au dévoilement de l'oeuvre devant une petite foule visiblement excitée de découvrir la nouvelle pièce de cette exposition à ciel ouvert.
Une pièce qui a été offerte par M. Pépin lui-même. Interpellé par un article paru dans Le Soleil, il y a lu que la Commission de la capitale nationale ne trouvait pas de pays donateur pour la réalisation d'une oeuvre publique sur la nouvelle promenade.
Ainsi, il a approché les gens de la Commission en 2007 et a offert de financer une oeuvre contemporaine pour orner la promenade, et ce, «pour les 100 prochaines années», a-t-il lancé en conférence de presse. Ne voulant pas d'un buste à son image, l'ancien homme d'affaires désirait par-dessus tout contribuer au développement de sa ville et inciter d'autres donateurs à en faire autant.
Chef de cérémonie, M. Anger n'a d'ailleurs pas caché son enthousiasme devant la générosité du geste. Il s'est aussi montré fier des réalisations de la Commission de la capitale nationale du Québec. «On pense qu'il y a maintenant une nouvelle zone où il y a une masse importante d'oeuvres. Et on espère créer un circuit artistique, car notre mandat à la Commission, c'est de donner à la ville les caractères propres à une capitale. Et l'art de grande qualité, c'est un caractère qui est propre aux grandes villes», a-t-il expliqué.











