Elle permet aussi de souligner l'anniversaire de la Convention relative aux droits de l'enfant des Nations unies, l'instrument lié aux droits humains le plus largement accepté de l'histoire. (Seuls les États-Unis et la Somalie n'y ont pas adhéré.)
Ainsi, la charte aura 20 ans le 20 novembre. Ce sera son année chanceuse? Souhaitons-le car la situation n'est pas rose partout, a lancé Martine Gagné, représentante d'UNICEF à Québec, mardi, lors du lancement de l'exposition. «Même ici, les enfants autochtones ont de la difficulté à avoir accès à des soins de santé.» Du coup, ils sont les plus nombreux à souffrir du diabète et ont le plus haut taux de suicide dans le monde, a-t-elle ajouté.
Ailleurs dans le monde, des enfants font la guerre, d'autres sont violés. Même si le message n'est pas nouveau, d'y mettre un visage change tout. «Lorsque notre regard se pose sur les photographies qui composent l'exposition, personne ne peut rester distant ni insensible», a exposé la directrice du Musée de la civilisation, Claire Simard, lors de sa rencontre avec les médias.
Que ce soit dans le regard pétillant d'un jeune Russe dont la mère est séropositive ou dans celui, plutôt éteint, d'un ancien enfant soldat Congolais, on retrouve toujours, dans les images des photographes de l'UNICEF, cette innocence propre à l'enfance.
Vingt-neuf images
En tout, 29 images illustrent 34 des 54 articles de la Convention. Si certaines appellent la compassion, d'autres font émerger un sentiment d'espoir : un garçon qui joue en Géorgie, un ancien enfant soldat qui pose avec sa grand-mère, une famille vietnamienne qui se déplace sur un vélo.
Par contre, l'image des garçons qui font une pause dans une fabrique de briques irakienne rappelle que «tout enfant doit être protégé contre tout travail comportant des risques». Les deux jeunes Africains du Sud qui boivent une bière témoignent des défaillances du système à les protéger «contre l'usage illicite de stupéfiants ainsi que la production et le trafic de ces substances», comme le stipule l'article 33.
Cette exposition éveillera les consciences, espère Elizabeth Dallaire, ambassadrice d'UNICEF Canada, présente aussi mardi. La conjointe du lieutenant-général Roméo Dallaire a ensuite insisté sur l'effort qui a été déployé afin de créer la Convention en 1989. «L'UNICEF existe depuis 1948, 1949. Ça a été assez long avant qu'on en vienne à ça, mais, Dieu merci, on l'a fait!» a-t-elle lancé. «Depuis, il y eu une diminution de 30 % du taux de mortalité dans le monde et le nombre enfants non scolarisés est passé de 115 millions, il y a environ 5 ans à 93, cette année», a illustré Mme Gagné.
Plusieurs activités
L'exposition Les droits de l'enfant par l'UNICEF est présentée jusqu'au 14 mars 2010. En lien avec l'événement, le Musée propose plusieurs activités dont une conférence avec un reporter photographe et une série de projections de courts-métrages réalisés par des jeunes en difficulté de Québec. C'est également l'occasion de faire un don à l'UNICEF : des boîtes ont été installées pour recevoir les sous des visiteurs. Pour faire un don ou communiquer avec l'équipe d'UNICEF à Québec, on compose le 418 683-3017.











