Agrandissement du MNBAQ: aucune firme de Québec parmi les finalistes

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Il faudra patienter jusqu'à la fin mars avant... (Photothèque Le Soleil, Martin Martel)

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Il faudra patienter jusqu'à la fin mars avant de savoir à quoi va ressembler la nouvelle aile du Musée des beaux-arts du Québec, un projet évalué à 90 millions $.

Photothèque Le Soleil, Martin Martel

François Bourque
Le Soleil

(Québec) Des firmes d'architectes ayant leurs bureaux à Londres, à Berlin, à Rotterdam, à New York et à Montréal ont été retenues pour la finale du concours d'architecture pour l'agrandissement du Musée national des beaux-arts sur les Plaines.

Aucune des trois firmes d'architectes de Québec présélectionnées en début de concours ne sera de cette finale, a appris Le Soleil.

Il est par contre prévu que des architectes locaux devront être associés à la réalisation du projet, leur expertise sur l'hiver et les matériaux d'ici, dont le bois, étant jugée nécessaire.

Les noms des cinq finalistes seront officiellement dévoilés mercredi matin. Il s'agit de :

>> Barkow Leibinger Imrey Culbert (Berlin, New York) ;

>> OMA,R.Koolhass (Rotterdam);

>> Groupe Arcop/David Chipperfield (Londres) ;

>> Brière, Gilbert et Associés/Nieto Sobejano (Montréal)

>> Fichten Soiferman et Associés/Allied Works (Montréal).

Selon nos informations, le choix de ces finalistes a fait consensus au sein du jury formé d'architectes du Québec, de France et de Belgique ainsi que de représentants du Musée des beaux-arts et du Muséum de Montréal.

Pour le moment, il est impossible de voir les illustrations soumises par les finalistes.

Les règles de l'Ordre des architectes l'interdisent afin de ne pas «contaminer» le travail des autres et d'éviter les poursuites de droits d'auteur. Montrer les planches avant la sélection finale ferait aussi avorter le concours.

Il faudra donc patienter jusqu'à la fin mars avant de savoir à quoi va ressembler la nouvelle aile du Musée des beaux-arts, un projet évalué à 90 millions $. Rien n'empêche cependant de jeter un coup d'oeil sur les sites Internet des firmes finalistes.

C'est la première fois au Québec qu'un musée fait l'objet d'un concours international d'architecture.

Le promoteur John Porter et le mécène-président du C. A. du Musée, Pierre Lassonde, ont souhaité une architecture «audacieuse et rassembleuse» qui aidera à définir la nouvelle image de marque de Québec.

Un «Château Frontenac du XXIe siècle», a suggéré M. Lassonde, en parlant de l'effet recherché. Ce critère n'apparaît cependant pas dans la grille d'analyse du jury.

73 candidats

Une centaine de bureaux d'architectes à travers le monde ont manifesté au départ leur intérêt pour le projet et 73 ont soumis un dossier de candidature.

Le jury en a d'abord retenu 15 sur la base de leurs compétences et de leurs réalisations passées. Trois groupes de Québec,

Côté, Leahy, Cardas/Adjaye associates; Croft/Plante/Hudon/Julien, et les architectes GLCRM/KPMB étaient alors du nombre.

À noter que le groupe Côté, Leahy, Cardas/Adjaye est celui qui a remporté plus tôt cette année un concours du ministère des Transports pour son projet de «paysage suspendu» sur l'autoroute Dufferin-Montmorency. Son concept de grosses boules de béton avait alors soulevé un débat sur ses mérites esthétiques.

Les 15 firmes sélectionnées ont ensuite participé à un «concours d'idées», devant exposer un concept et soumettre des planches pour l'illustrer. Les cinq finalistes ont maintenant la tâche de faire «évoluer» ces idées et de les concrétiser en tenant compte des besoins du Musée et des contraintes budgétaires.

Le jury devra ultimement répondre à la grande question existentielle : qu'est-ce qu'une architecture de qualité aujourd'hui?

On peut déjà écarter le style froid, abstrait et désincarné des années 1960-1970 et écarter aussi les formes passéistes. Ce qui suggère une architecture de compromis, à la fois contemporaine et cohérente avec l'histoire et le site d'implantation.

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