Les trois bricoleurs? Julie Lambert, Yannick Nolin et Michaël Pinnault, tous pigistes et de surcroît, travailleurs autonomes. Leur intention? Sortir de la maison! Ils sont donc partis à la recherche d'un lieu pour travailler ensemble afin de sortir de l'isolement. Mais l'intention a vite pris de l'expansion et voyant la demande dans le milieu, ils ont choisi de devenir un organisme à but non lucratif et d'ouvrir leurs portes aux créateurs en quête d'un lieu de travail temporaire.
Dès lors, ils offrent de louer leur espace studio pour des productions vidéo ou des séances de prises de vues. «Éventuellement, on va même pouvoir louer du matériel», explique Julie Lambert, vidéaste et photographe. «Déjà, des fonds de scène et de l'éclairage sont disponibles.»
L'espace s'adresse aussi aux artistes qui désirent exposer leur travail. Et puisque l'objectif est d'aider les créateurs en début de carrière, les prix de location s'ajustent en fonction des moyens de leurs clients et de leurs besoins. «Ce n'est pas facile d'exposer dans les centres d'artistes, il faut un bon dossier. Ici, on va étudier les demandes, mais ce sera surtout pour s'assurer que ce sont des projets qui entrent dans notre mandat, soit de diffuser de la photographie et des arts médiatiques, explique Julie. Pour le reste, on est très ouvert.» Tout comme le local!
Intérêts et talents
Quand on entre dans l'ÉTABLI, on est frappé par le vaste espace et la qualité de la lumière qui baigne la pièce. Deux locaux sont fermés. Un sert de studio, l'autre de bureau. Dans la salle principale, sur le mur de pierres, des photographies en noir et blanc sont accrochées : il en va de même pour les autres murs. Du reportage à la photo d'art, en passant par une vidéo d'animation, les oeuvres qui y sont présentement exposées font état des intérêts et des talents des membres fondateurs et de quelques proches qui gravitent autour du trio (Alexandre Piché, Émilie Baillargeon, François Mercier, Stéphane Bourgeois, Hélène Bouffard et Hugo Lemieux-Fournier).
Certains se passionnent pour le reportage ou ont une démarche artistique émergente. D'autres sont plutôt attirés par une esthétique commerciale. C'est d'ailleurs ce qui est bien de ce lieu, il n'est pas réservé qu'aux artistes subventionnés. L'ÉTABLI vise aussi les créateurs qui désirent se professionnaliser, explique Yannick Nolin, cinéaste et fondateur de trois cellules Kino, dont une au Pérou.
Histoire de rester dans la thématique de la rue Saint-Vallier Est, qui compte déjà sa Cuisine et ses Salons, le trio a choisi de baptiser le lieu l'ÉTABLI pour représenter cet endroit où on peut vraiment se concentrer sur son travail, où on laisse ses outils et, dans ce cas-ci, où on risque de faire des découvertes fort sympathiques!
Pour en savoir davantage sur les coûts de location ainsi que la programmation à venir, on joint l'organisme par courriel à info@etabli.org, par téléphone au 418 527-8125 ou en se rendant directement au 265, rue Saint-Vallier Est. Vous pourrez en profiter pour voir l'exposition en cours qui devrait prendre fin vers la mi-février.











