Quatre des dix postes de l'établissement de Gaspé sont touchés. La technicienne en muséologie sera mise à pied le 1er avril. Le poste d'archiviste des collections, inoccupé depuis l'automne, passera de 35 à 15 heures par semaine; celui d'adjointe administrative, de 35 à 20 heures. Mais le Musée embauchera un préposé à l'entretien, un travail auparavant donné à contrat. Par ailleurs, l'archiviste responsable des documents demeure en poste. Le rapatriement des archives publiques de la Gaspésie, de Rimouski vers le Musée situé à Gaspé, n'est pas non plus remis en question.
«C'est très dur, on en est conscients. Mais on ne pense pas que ça va être éternel», affirme le directeur, Sébastien Lévesque.
Les revenus provenant de la fondation du Musée souffrent actuellement des bas taux d'intérêt sur le marché. Quant aux coûts de fonctionnement du nouveau Musée, deux fois plus vaste, ils ont bondi de 46 %. Une hausse que les administrateurs ont ramenée à 26 % grâce à la réduction de personnel.
Dans les dernières années, une campagne de financement du Musée a permis d'amasser 1,56 million $, en partie pour compenser cette hausse. Les travaux d'agrandissement du Musée ont été complétés en juin.
La fréquentation du Musée, en hausse de 50 % depuis l'agrandissement, ne suffit pas non plus à combler l'écart.
Faute de personnel, le nombre d'expositions temporaires passera de huit à six par an. Les compressions «vont aussi jouer sur l'implantation du service des collections», indique M. Lévesque.
Le président du Musée, Yvan Landry, croit que la situation est «transitoire», et que les revenus d'intérêt grimperont à nouveau. «On espère toujours que notre subvention de base [du ministère québécois de la Culture] va augmenter en proportion [de notre agrandissement]», ajoute-t-il.










