Faites de Cyberpresse votre page d'accueil
  • PLAN DU SITE | 
  • FIL RSS | 
  • Ouvrir une session | 
  • S'inscrire

cyberpresse

  • Site | 
  • Pages Jaunes
  • Concours | 
  • Petites Annonces | 
  • Emplois | 
  • Abonnement aux quotidiens
  • Cyberpresse.ca
  • La Presse Affaires
  • Mon Cinema
  • Mon Toit
  • Mon Volant
  • Technaute
  • Accueil
  • Actualités
  • Arts
  • Blogues
  • Dossiers
  • Environnement
  • International
  • Opinions
  • Photos
  • Sports
  • Vidéos
  • Vivre
  • Voyage

Le Soleil

  • Actualités |
  • Affaires |
  • Arts et spectacles |
  • Dossiers |
  • L'actualité en images |
  • Opinions |
  • Photos |
  • Sports |
  • Vivre ici |
  • Vidéos
    • Accueil >
    • Le Soleil >
    • Arts et spectacles >
    • Livres
    • > 1837 raconté par un Français

1837 raconté par un Français

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

  • Partager
    • facebook
    • twitter
    • del.icio.us
    • Google

Du même auteur

  • Êtes-vous moufflet ou muffin?
  • Animaux mystérieux: si petits et si fascinants
  • Alain Stanke, le grand ami de Richard Nixon
  • Pleins feux sur les livres du 7 au 11 avril
  • Gilles Boutin: chasseur d'aurores boréales

Didier Fessou
Le Soleil

(Québec) Après les malheurs de l'Acadie, place à ceux du Québec.

Il y a quelques années, le romancier français Alain Dubos entreprenait de raconter à ses lecteurs la saga des Français d'Amérique.

Il le fait avec un parti pris évident et réconfortant. D'un côté, les braves gens. De l'autre, les salopards. Ces salopards, ce sont les Anglais. Ou les Américains.

C'est clair, c'est net, c'est sans bavure.

Il y a eu Acadie, terre promise, suivi de Retour en Acadie. Puis l'action s'est déplacée en Louisiane avec La Plantation de Bois-Joli et La Baie des maudits.

L'an dernier, Alain Dubos tournait le dos à ses chers Acadiens pour s'intéresser à la vie de Louis Riel dans Rouges Rivières.

Il nous revient cette année avec Les Amants du Saint-Laurent, publié par les Presses de la Cité.

L'histoire débute à Montréal en 1832. L'année où, place d'Armes, la troupe tira sur une poignée de gens qui fêtaient trop bruyamment la victoire électorale d'un des leurs. Bilan, trois morts. Les premiers martyrs de la rébellion.

Le notaire Louis Fonteneau a deux fils : Julien et Frédéric.

Julien, c'est l'aîné. Lui, il a choisi la voix de la «raison». Il a épousé une aristocrate et gère sagement la seigneurie de Beauharnois. Un «loyal», plus ou moins rallié à la cause des Anglais.

Frédéric, le cadet, est un être entier, généreux et enflammé. Il rompt ses fiançailles avec la fille d'un riche marchand parce qu'il lui préfère Adeline, la fille d'un «laboureur» de Stanfold. Ne cherchez pas sur une carte, Stanfold s'appelle maintenant Princeville.

Il délaisse l'étude de son père et se lance dans le journalisme. D'abord Le Canadien puis La Minerve, le journal de Ludger Duvernay.

À l'époque, les esprits sont survoltés. Louis-Joseph Papineau a déposé ses 92 propositions. Propositions destinées à mettre fin à la corruption, aux cumuls et au népotisme.

Tout le monde attend la réponse de Londres.

Cette réponse se fera attendre trois ans. Et ce sera une fin de non-recevoir.

Le reste de l'histoire, vous la connaissez mieux que moi. Terrible automne 1837. Où les Patriotes se feront massacrer par Colborne, l'un des vainqueurs de Waterloo.

L'intérêt de ce livre, c'est aussi l'interaction entre Frédéric et son frère Julien qu'il sauve d'un sanglant règlement de compte.

Les Patriotes vus par Alain Dubos, ce sont de grandes gueules sympathiques : mal armés, mal organisés, mal préparés, mais équipés d'espérance, d'enthousiasme et d'inconscience.

Cette façon de voir se défend.

Ce qui se défend moins bien, c'est le reste. À commencer par l'illustration de la page couverture. Aucun rapport avec le contenu.

Tout au long de ce roman, il y a des problèmes de géographie et de vocabulaire. Ce n'est pas gênant pour un public français, mais cela peut être agaçant pour un public québécois.

Un exemple, un seul : dans ce Bas-Canada qu'évoque Alain Dubos, il n'y a pas un seul habitant. Il n'y a que des... laboureurs!

Témoignage de l'immense fossé linguistique et culturel qu'il y a entre la France et le Québec.

L'auteur dit s'être servi de «l'excellent et jubilatoire Petit Guide du parler québécois de Mario Bélanger». De toute évidence, cela n'a pas suffi.

Alain Dubos aurait dû faire relire sa copie par un Québécois. Qui aurait pu lui suggérer quelques corrections.

Pourquoi ai-je consacré cette chronique à ça? Pour vous dire à quel point le roman historique est un genre hasardeux. Des détails, des petits mots de rien du tout peuvent foutre par terre un récit honnête et documenté!

Claudette Lévesque nous suggère de lire Les Filles de Lori Lansens (Alto) : «On découvre l'histoire fascinante de jumelles craniopages [soudées à la tête]. À l'aube de la trentaine, leur destin est scellé car la survie dépasse rarement

30 ans dans ce type de malformation. Une jumelle commence le récit de sa vie et incite sa soeur à en faire autant, mais celle-ci se prête à l'exercice avec plus de réticence. Cela donne droit à un récit palpitant et malgré leur proximité on découvre que leur vie a été différente.

«Rose et Ruby ont d'ailleurs des goûts très différents et c'est aussi la richesse de leur vie hors du commun. Jamais d'apitoiement ou de misérabilisme dans la narration. On découvre leur quotidien sans jamais s'ennuyer et leur vie peu banale nous tient en haleine jusqu'à la fin.

«La justesse et la sensibilité de l'auteur nous font croire à une histoire vécue, on dit que c'est une fiction. L'alternance du récit de l'une et de l'autre donne un style différent d'un chapitre à l'autre.

Je recommande chaleureusement ce livre captivant.»

Vous aimerez lire

UN GÉANT SUR LE PONT

Voici la suite de Montferrand, le prix de l'honneur. La biographie du légendaire Jos Montferrand. Une biographie romancée signée Paul Ohl. Ce deuxième tome relate la «période auréolée de gloire, de prouesses, d'exploits et d'histoires incroyables qui ont nourri aussi bien la tradition populaire que l'imaginaire québécois». Cet homme que donne à voir le romancier, c'est la cageux, le bûcheron, le raftman. Un homme qui inspira Wilfrid Laurier, un homme qui humilia le champion de la marine anglaise à la boxe, un homme qui infligea une volée à cent cinquante Shiners. L'auteur dit avoir pris des libertés avec la réalité historique pour mieux privilégier la vérité... romanesque!

PAUL OHL. Montferrand, un géant sur le pont, LIBRE EXPRESSION, 376 PAGES

EXIT LE FANTÔME

Un livre ample et passionné dans lequel les habitués retrouveront Nathan Zuckerman. L'homme a 71 ans, vit reclus dans les Berkshires et souffre d'incontinence. Lors d'un voyage à Manhattan pour consulter un spécialiste, il est tenté d'échanger sa maison dans les bois contre un appartement sur la 71e Rue. Deux sujets dans ce livre : un, Zuckerman tombe amoureux d'une femme de 31 ans. Vous voyez le tableau... Deux, Zuckerman essaie d'empêcher un jeune écrivain ambitieux et sans scrupule de dévoiler le sale petit secret du nouvelliste E.I. Lonoff, qui fut son mentor. Le sale petit secret, c'est une histoire d'inceste entre Lonoff et sa demi-soeur. La question qui taraude Philip Roth : a-t-on le droit d'aller fouiller dans la vie privée d'un écrivain décédé et de déterrer ses cadavres?

PHILIP ROTH. Exit le fantôme, GALLIMARD, 336 PAGES

AUTODICTIONNAIRE SIMENON

On ne lit pas cet énorme pavé de 800 pages, mais on entre dedans et on le feuillette. Avec nonchalance et bonheur. Sorte de dictionnaire entièrement dévoué à Georges Simenon. C'est remarquable, c'est érudit et c'est monumental. Pour faire ce livre, le journaliste Pierre Assouline a lu les 200 romans de Simenon. Il s'est également plongé dans sa correspondance, ses interviews, ses conférences, ses articles. Quand on demande à Assouline quel livre de Simenon il faut lire, il répond : «Conseiller l'un ou l'autre, c'est le condamner au malentendu. Il faut oser répondre tout Simenon sinon rien!»

PIERRE ASSOULINE. Autodictionnaire Simenon, OMNIBUS, 810 PAGES

QUINZE ANS APRÈS

Ce roman, c'est du bon théâtre de boulevard. La suite de Fanfan. Quinze ans ont passé. Alexandre vit à Londres. Il ne veut plus être aimé toujours par toutes mais tous les jours par la même. Désormais, seul le défi du quotidien amoureux le fait bander (sic). Fanfan vit à Paris. Elle célèbre son troisième divorce : le mariage n'est pas la règle d'or des amours durables, mais leur punition! Plus jamais le grand amour, se jure-t-elle. Les deux éprouvent le besoin de changer d'air. Sans le savoir, ils échangent leurs appartements : lui à Paris chez Fanfan, elle à Londres chez Alexandre. Un coup monté par le cinéaste Darius et l'éditeur Dizzy. Dans l'ombre s'agite le plus fascinant des personnages, Faustine. Garce exquise et salope sublime qui porte magnifiquement son nom.

ALEXANDRE JARDIN. Quinze ans après, GRASSET, 360 PAGES

 

  • Imprimer

Partager :

  • facebook
  • twitter
  • del.icio.us
  • Google
Qu'est-ce?

Le partage de signets

Le partage de signets est une façon pour les utilisateurs d'internet d'archiver, d'organiser, de partager et de chercher des signets (ou favoris) de pages Web. Les utilisateurs n'ont qu'à sauvegarder les liens des pages Web qu'ils veulent retrouver facilement ou partager avec des amis ou des personnes ayant des intérêts similaires.

Ainsi, si vous trouvez un article intéressant sur le site de Cyberpresse.ca et que vous voulez le sauvegarder pour une référence future ou le partager avec d'autres, vous n'avez qu'à cliquer sur un de ces liens pour l'ajouter à votre liste. L'accès à ces sites est gratuit, mais vous devez vous inscrire.

  • Retour
  • Haut

publicité

Aujourd'hui sur Cyberpresse

  • [ Vincent Marissal ]

    Le DGE et les donateurs compulsifs

    Les ministres du gouvernement Charest... »

  • [ Hockey ]

    Le CH courtise déjà Markov

    Si Pierre Gauthier a pris le pari de... »

  • [ Télévision et radio ]

    Décès de l'interprète de Daniel Boone

    L'acteur Fess Parker, qui a incarné le... »

  • [ Les patrouilleurs ]

    Brutalité policière: le SPVM dresse son bilan

    Le Service de police de la ville de... »

  • [ Europe ]

    Quand la mort devient un jeu

    Le concurrent de l'émission Zone... »

  • Hugo Dumas | Les Jutra: habillez-vous chic!

    [ Hugo Dumas ]

    Les Jutra: habillez-vous chic!

    Oubliez - du moins, essayez d'effacer - le... »

Précédent Suivant

publicité

Les plus populaires

  • Dernière
    heure
  • Dernier
    jour
  • Dernière
    semaine
Vieux-Montréal: deux hommes tués dans une fusillade
Les Bruins font payer Cooke, mais perdent le match
Le CH courtise déjà Markov
Cathy Gauthier décoiffe: des bassesses sans aucune maladresse
Massacre de Srebrenica: la «faute» aux gais néerlandais
Vieux-Montréal: deux hommes tués dans une fusillade
Quand la mort devient un jeu
Scandales sexuels: la fin du silence au Québec?
Secondaire: le milieu craint le plan de la ministre
Cammalleri a hâte de profiter de l'ambiance
Vieux-Montréal: deux hommes tués dans une fusillade
Un mort au défilé de la Saint-Patrick
Quand la mort devient un jeu
Les faussaires de la cabane à sucre
Contradiction dans le témoignage du policier Lapointe

Tous les plus populaires
sur Cyberpresse.ca
»

Les plus populaires sur Monvolant

Le permis auto pour le Spyder
Les Japonais s'arrachent la CR-Z
Une Porsche Panamera cabriolet... hein!?
Bonne fête Monsieur Diesel!
Des Mazda à moteur diesel bientôt de ce côté-ci de l'Atlantique?

Contribuez »

Vous avez assisté
à un événement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

À découvrir sur le réseau Cyberpresse

À découvrir

Les Jutra: habillez-vous chic!

Plus sur À découvrir »

En vrac

Dix idées culinaires «vraiment horribles»

Plus sur En vrac »

Tendances

La chambre d'ado: exit les recettes toutes faites

Plus sur Tendances »

Québec

Une bataille laser à La Ronde

Plus sur Québec »

Éric LeFrançois

Merci Genève!

Plus sur Éric LeFrançois »

image title
Fermer
  • Recevoir vos nouvelles
  • iPhone
  • Alertes
  • Infolettres
  • Mobile
  • Widgets
  • Fils RSS
  • Détente
  • Caricatures
  • Casse-tête
  • Concours
  • Guide télé
  • Horaire cinéma
  • Horoscope
  • Magazine XY
  • Mes Vacances
  • Mots croisés
  • Quiz
  • Sudoku
  • Services
  • Météo
  • Nécrologie
  • La librairie
  • Emplois

  • Petites annonces
  • Autos usagées
  • Dans nos quotidiens
  • Sur le web
  • Immobilier
  • Abonnement
  • Quotidiens
  • Versions électroniques
  • Club Privilèges

  • Archives
  • Archives
  • Archives payantes
  • Cyberpresse-écoles
  • Nos quotidiens
  • La Presse
  • Le Soleil
  • Le Nouvelliste
  • Le Quotidien
  • La Tribune
  • Le Droit
  • La Voix de l'Est
  • Réseau Cyberpresse
  • Cyberpresse.ca
  • La Presse Affaires
  • Mon Cinéma
  • Mon Toit
  • Mon Volant
  • Technaute
  • Accueil
  • Actualités
  • Arts
  • Blogues
  • Dossiers
  • Environnement
  • International
  • Opinions
  • Photos
  • Sports
  • Vidéos
  • Vivre
  • Voyage
  • Abonnez-vous à nos infolettres |
  • Foire aux questions |
  • Contactez-nous |
  • Carrières chez nous
  • Cyberpresse en page d'accueil |
  • Conditions d'utilisation |
  • Politique de confidentialité |
  • Annoncez dans nos médias

© 2000-2010 Cyberpresse inc., une filiale de Gesca. Tous droits réservés.