Mais si j'avais eu les dispositions pour, j'aurais collectionné des atlas.
J'ai toujours aimé les atlas. Qu'ils soient géographiques, historiques, politiques ou thématiques.
Gamin, j'aimais me réfugier dans les vieux atlas de mes grands-parents. Tourner les pages et voyager en rêve à travers le vaste monde. Dans ces livres d'un autre âge, la France avait un empire. Toutes ses possessions à travers le monde étaient en rose. Le rose prenait beaucoup de place en ce temps-là!
J'étais sans le savoir un disciple de Mercator.
Mercator, c'est ce mathématicien flamand qui a inventé le mot atlas.
En 1569, il a publié les 18 feuilles de la Projection de Mercator qui donna enfin aux navigateurs une description fidèle du contour des terres.
L'originalité de son système reposait sur la projection de la surface terrestre sur un cylindre tangent à l'équateur afin de ne pas déformer les angles : les méridiens y étaient espacés régulièrement tandis que la distance entre les parallèles augmentait avec la latitude.
Cette représentation de la Terre exagérait les surfaces au fur et à mesure qu'on s'éloignait de l'équateur.
Plus haut, je disais qu'il avait inventé le mot atlas. J'ai sauté un peu vite aux conclusions.
Le Flamand a plutôt emprunté à la mythologie. Atlas était un Titan de la première génération. Il s'était révolté contre les dieux et pour le punir, Zeus l'avait condamné à soutenir la voûte du ciel sur ses épaules.
Cette introduction pour signaler aux amateurs d'atlas - et ils sont nombreux - la sortie de deux nouvelles publications.
L'une s'appelle Terre, le grand atlas du monde. Un volume grand format (27 cm de large sur 37 cm de haut) de 280 pages publié par les Éditions Atlas.
Les Éditions Atlas est la filiale française d'Atlas Group, une société du conglomérat italien De Agostini, premier éditeur mondial de fascicules. Spécialisé dans l'édition grand public, cet éditeur publie beaucoup de choses intéressantes.
Ce livre n'échappe pas à la règle : attrayant, bien fait, assez complet, tout en couleurs et résolument visuel. Des cartes dépliables, de nombreuses photos aériennes ou satellitaires, et un index de 50 000 noms.
Deux reproches.
1. Le Canada et le Québec se résument à trois malheureuses pages tandis que notre encombrant voisin américain a droit à 18 pages!
2. Le prix : 80 $. C'est 20 $ de trop par rapport à son prix en France.
L'autre s'intitule Atlas des crises et des conflits. Un document demi-format (25 cm de large sur 19 cm de haut) de 128 pages publié conjointement par Armand Colin et Fayard. Vendu au prix de 29,95 $. Les auteurs sont deux pointures : Pascal Boniface, directeur de l'Institut français des Relations internationales et stratégiques, et Hubert Védrine, ancien ministre français des Affaires étrangères.
Constitué de cartes, de tableaux et de commentaires, cet atlas passe en revue tous les points chauds du globe, les analyse et explique leurs origines. Indispensable pour comprendre l'état du monde.
Ce livre montre à quel point l'histoire est fille de la géographie.











