Ceux qui votent à gauche le trouvent trop à droite. Et ceux qui votent à droite sont ulcérés par ses ouvertures à gauche.
Pour Sarkozy, ça augure mal pour la présidentielle de 2012.
L'éditeur Don Quichotte publie un ouvrage collectif de 304 pages intitulé N'oubliez pas. À l'intérieur, une trentaine d'enquêtes et d'analyses rédigées par des journalistes de Mediapart sous la direction d'Edwy Plenel.
Ce document, c'est une charge à fond la caisse contre Sarkozy et ses politiques. Si tout va mal en France, c'est de sa faute. Point final.
C'est sans nuance et sans subtilité aucune.
Pourquoi lire ce livre s'il est aussi peu objectif? Au-delà de la partisanerie, parfois caricaturale, il y a une part de vérité et cette part de vérité aide à comprendre l'humeur des Français.
Le règne de Sarkozy se caractérise par une «avalanche de décisions, d'annonces désordonnées et de nominations de complaisance». Ajoutez à ça la fracture sociale, la radicalisation du débat public, les conflits d'intérêts entre décideurs économiques et responsables politiques.
Mediapart est un site d'information sur le Web. Lancé en mars 2008, ce site payant se veut «indépendant et participatif». Il milite pour une «radicalité démocratique». Ce qui veut dire? On met le cap à gauche toute, mais on respecte la forme démocratique.
Le fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, s'était fait un nom et une réputation comme directeur de la rédaction du journal Le Monde. Son autoritarisme et son positionnement politique ont fini par avoir raison de lui.
Aujourd'hui, en plus d'animer Mediapart, il enseigne le journalisme à l'université de Montpellier et à celle de Neufchâtel.
Chez Flammarion, la philosophe française Elisabeth Badinter publie un essai de 272 pages, Le conflit, la femme et la mère, dans lequel elle s'inquiète du retour en force du naturalisme. Un retour en force qui remettrait en cause l'émancipation des femmes et l'égalité des sexes.
De quoi s'agit-il?
En gros : la crise économique a renvoyé dans leurs foyers de nombreuses femmes qui étaient sur le marché du travail. Cette réalité a surtout touché les plus fragiles d'entre elles, économiquement parlant.
Parallèlement à ça, il y a tout un discours qui invite les femmes à rester chez elle et à s'occuper des enfants.
Cette idéologie, écrit Elisabeth Badinter, prône tout simplement un retour au modèle traditionnel : «Comme Rousseau en son temps, on veut convaincre les femmes de renouer avec la nature et de revenir aux fondamentaux dont l'instinct maternel serait le pilier.»
Cet instinct maternel des femmes, note-t-elle, entre en conflit avec leurs intérêts personnels.
À des degrés divers, toutes les sociétés occidentales sont confrontées à cette réalité, à savoir encourager l'instinct maternel des femmes au détriment de leur émancipation socio-économique. Pourquoi donc? À cause de l'effondrement des taux de natalité.
Allez, hop! passons à deux ou trois choses plus faciles, plus légères, plus distrayantes. Après tout, la semaine a été longue. Et comme disait Boris Vian, on n'est pas là pour se faire emmerder.
Fanny Chèze signe une première biographie : Pascal Jardin. Un livre de 352 pages publié par Grasset. En prime, de nombreuses photos.
Pascal Jardin est un écrivain et un scénariste qui, gamin, souffrait de troubles de l'écriture. Un type farfelu et pétillant. Son fils, Alexandre, un surdoué de la littérature, l'a magnifiquement dépeint dans Le Zubial.
Pendant longtemps, écrit Fanny Chèze, Pascal Jardin jouera avec son image d'enfant inscrit à l'école buissonnière incapable de se plier aux usages.
On retrouvait ça dans ses romans et c'est précisément ce qui en faisait le charme.
Restons dans le genre drôle et sans prétention avec Mon chèque de Jean-Claude Carrière, un livre de 240 pages publié par Plon.
Jean-Claude Carrière est écrivain, scénariste, parolier et metteur en scène. À l'occasion, il fait l'acteur.
Le sujet de son livre? Il explique : «On me doit un chèque. Un producteur de cinéma me doit un chèque. Comment va-t-il s'y prendre pour ne pas me le donner?»
Dans le pays des cent mille embûches, où les ruses de l'argent sont prévisibles, notre homme court après un chèque papillon, un chèque sauterelle. Il s'énerve, il s'épuise, il s'exaspère, mais jamais il ne perd espoir.
Une course à l'argent dont il vaut mieux rire que pleurer.
Guadeloupéen d'origine, Lilian Thuram est un footballeur (soccereur, peut-être?) qui a connu une carrière éblouissante : champion du monde en 1998, champion d'Europe en 2000, vice-champion du monde en 2006.
Pendant longtemps, il a détenu le record des sélections en équipe de France.
En 2008, il créait la Fondation Lilian Thuram, qui propose de combattre le racisme par l'éducation.
Dans un livre de 400 pages publié par Philippe Rey, Mes étoiles noires, Lilian Thuram évoque des hommes et des femmes qu'il admire et qui l'inspirent. Au hasard : Lucy, Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines, Aimé Césaire, Billie Holliday, Patrice Lumumba, Mohamed Ali, Martin Luther King, Nelson Mandela, Barack Obama, etc.
C'est une sorte de voyage au pays des Noirs et ce pays a longtemps été une vallée de larmes.










