Illustré de 400 photographies toutes plus saisissantes les unes que les autres, ce livre grand format de 320 pages donne à voir les coulisses du film Océans.
Publié par Seuil, ce document exceptionnel coûte 69,95 $.
Après avoir survolé le monde à tire-d'aile avec le film Le Peuple migrateur, Jacques Perrin et Jacques Cluzaud ont filmé les profondeurs océanes : ils ont filé avec les dauphins, fusé avec les thons, dansé avec les baleines, joué avec les otaries, nagé avec les requins.
Pour ce faire, ils sont allés partout. Du pôle Nord au pôle Sud, de l'Atlantique au Pacifique.
Ce film en chiffres : deux ans de préparation, quatre ans de tournage sur une cinquantaine de sites, 70 expéditions, 12 équipes, des caméras et des engins spécialement conçus.
En préface dans le livre, Jacques Perrin mentionne que si Le Peuple migrateur a été dur à réaliser, le film Océans a été «diablement plus compliqué».
Écoutons-le : «Sous l'eau, nos caméramen étaient handicapés et complètement myopes : trop lents pour nager à la vitesse des poissons, dans un milieu où la visibilité excède rarement quinze mètres. Pourtant, nous voulions rendre la vie et le mouvement d'animaux marins aussi différents que la seiche et l'espadon voilier. Océans est un opéra sauvage.»
Ce film n'est ni un documentaire ni un film animalier.
Jacques Cluzaud le voit plutôt comme un témoignage. Le témoignage qu'il existe une diversité et une vie tenace, toujours renaissante, sauvage et libre : «Le film Océans ne cherche pas à expliquer des comportements, ne donne pas d'informations sur les espèces, ne s'emploie pas à enseigner... mais à faire ressentir.»
Le livre, lui, comporte quelques explications. Rédigées par deux scientifiques : François Sarano, docteur en océanologie, ancien chef de mission sur la Calypso du commandant Cousteau, et Stéphane Durand, ornithologue et journaliste scientifique, membre de l'équipe de Jacques Perrin depuis Le Peuple migrateur.
À la lecture de leurs commentaires, on comprend que l'homme ne sait pas grand-chose sur les océans. Il connaît bien ce qui vit près des côtes et de la surface, mais ces connaissances se limitent à un passé récent.
Pire encore, la pêche industrielle a détruit des habitats et dilapidé des stocks sur lesquels l'homme possède peu d'informations.
Il existe, écrivent-ils, d'immenses zones océaniques où l'homme n'a jamais pêché ni même pénétré. Quant aux grands fonds, ils demeurent inexplorés.
Les océans sont la dernière frontière que l'homme n'a pas encore franchie.
Les dégâts que l'homme a causés aux océans sont-ils irréversibles? Le livre Océans ne répond pas directement à cette question, mais plaide en faveur d'une action internationale concertée afin de mieux protéger la richesse et la diversité du milieu marin.











