Car il faut le dire, une ville qui se définit par son histoire, par sa dichotomie entre sa haute ville et sa basse ville et par son statut de capitale politique a inspiré et inspire toujours.
«Québec est une ville de contrastes, de pouvoir et de mémoire», avait joliment résumé en entrevue au Soleil, en 2008, Aurélien Boivin, professeur à l'Université Laval et auteur de Contes, légendes et récits de la région de Québec.
En vrac, il citait les romans de Roger Lemelin, comme Au pied de la pente douce et Les Plouffe, Laure Clouet, un recueil de nouvelles de 1961 d'Adrienne Choquette qui, disait-il, montrait Québec comme une ville «appelée à un grand avenir».
Parler de Québec dans les livres est aussi impossible sans citer Jacques Poulin qui, au fil de ses romans, a fait de la capitale le théâtre de ses réflexions. De son premier roman Mon cheval pour un royaume en 1967 en passant par Le coeur de la baleine bleue et La traduction est une histoire d'amour, il a immortalisé Québec par son écriture unique.
Autre incontournable : Le premier jardin d'Anne Hébert, où l'héroïne Flora Fontanges revient dans la ville de son enfance et redécouvre plusieurs coins de Québec.
Crimes scabreux
Que de douces errances et des souvenirs chargés d'émotions dans les vieilles pierres de la ville? Oh que non, alors que Québec est aussi le théâtre de crimes scabreux sous la plume de maîtres du polar québécois. Il y a Chrystine Brouillet, qui, avec son personnage de détective Maud Graham, arpente les rues de la ville en quête d'indices.
Il y a aussi Jacques Côté (Le rouge idéal, La rive noire) ou encore Jean-Jacques Pelletier (La chair disparue), dont les captivantes briques font de Québec une ville où se déroulent des thrillers au même titre que dans de grandes métropoles comme New York ou Londres.
Québec, c'est aussi la réalité urbaine d'auteurs contemporains comme Alain Beaulieu avec Fou-Bar ou François Blais, qui ne cesse d'étonner depuis son premier roman, Iphigénie en haute-ville, paru en 2006.
Il ne s'agit là que de quelques titres où des auteurs ont planté leur plume dans la capitale. Outre la fiction, Québec est aussi le sujet d'un nombre incalculable d'oeuvres documentaires, photographiques et historiques.
Signe de la forte présence de notre ville entre les pages, le réseau des bibliothèques de Québec avait dressé en 2008 une liste d'oeuvres qui parlent de la capitale. Au total, plus de 450 titres composent cette «bibliothèque idéale du 400e» qu'il est toujours possible de consulter sur Internet. Avec une telle abondance, vous comprendrez aisément, chers lecteurs, que bien des oeuvres qui auraient mérité une place manquent à cet humble survol.
Quelques oeuvres
? Laure Clouet d'Adrienne Choquette
? Au pied de la pente douce de Roger Lemelin
? Le premier jardin d'Anne Hébert
? Le coeur de la baleine bleue de Jacques Poulin
? Fou-Bar d'Alain Beaulieu













