1. Chez Jules (www.chezjules.tv)
Dans la deuxième saison de cette série déjà très populaire, on sort un peu des toilettes de bar où les personnages d'Anne Dorval, de Jessica Barker, de Maude Guérin, de Janine Sutto et de Catherine De Léan se faisaient des confidences. On parle de crise économique avec un chauffeur de prostituées, du brouhaha médiatique qu'entraîne la téléréalité et même de politique internationale autour d'une table de billard. Le tout sur un ton léger et pince-sans-rire. La réalisatrice Geneviève Lefevbre se surpasse.
2. Comment survivre aux week-ends? (www.clindoeil.ca)
Dotée d'une grosse machine publicitaire, cette première série web tournée par TVA met en vedette trois jeunes femmes qui vivent des péripéties amoureuses, entremêlées de magasinage et de sorties dans les bars. Même si le concept sent le déjà-vu, on s'attache vite aux personnages. La réalisation signée Olivier Aghaby et le choix de musique sont excellents. Petit point agaçant : les filles sont constamment en train de feuilleter des magazines de l'empire Quebecor... ce n'est pas très subtil.
3. Le cas Roberge (www.lecasroberge.com)
Après s'être transformé en film l'an dernier, Le cas Roberge poursuit son aventure sur le web, où Benoit Roberge, un chroniqueur télé, joue son propre rôle de gars à lunettes un peu naïf et obsédé par la célébrité, mais à la puissance 10. Le sexe, la consommation, les médias, l'alcool... tout y passe! Le rythme est bon et la présence du comédien Stéphane E. Roy, dans les dernières vidéos tournées à Paris, donne du punch.
4. Les chroniques d'une mère indigne (www.radio-canada.ca)
On a beaucoup parlé de Caroline Allard, cette mère blogueuse qui a publié ses états d'âme dans un livre. Eh bien, la version webtélé de ses aventures, diffusée sur le site de Radio-Canada, est très réussie. Mais neuf épisodes, ce n'était pas assez! À Radio-Canada, on ne sait pas encore si cette série web aura une suite à l'automne.
D'autres découvertes de webtélé québécoise au www.webtvhebdo.com.
La journaliste Brigitte McCann garde son prix
La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a décidé de ne pas retirer le prix Judith-Jasmin à la journaliste Brigitte McCann, tel que demandé par le mouvement raélien. Ce prix a été accordé à Mme McCann pour ses reportages-chocs sur les raéliens publiés dans le Journal de Montréal en 2003. Sauf qu'en mars dernier, un juge de la Cour du Québec a déclaré le Journal et Sun Média coupables de violation de la vie privée, en rapport avec ces reportages. Rappelons que la journaliste s'était infiltrée clandestinement dans le mouvement. François Bourque, président de la FPJQ, soutient que dans ce cas, Mme McCann n'avait pas d'autre choix pour obtenir l'information recherchée. «Et est-ce que les petites créances, c'est le bon tribunal pour juger de l'éthique journalistique? On se questionne aussi là-dessus», ajoute-t-il.












