Lutte entre câblos et réseaux

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Ce que cette petite guerre nous apprend, c'est... (Photothèque Le Soleil)

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Ce que cette petite guerre nous apprend, c'est que la télévision n'est plus considérée comme un bien public, gratuit et accessible à tous les Canadiens.

Photothèque Le Soleil

Patricia Cloutier, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) Dormante depuis des années, la lutte entre les câblodistributeurs et les grands réseaux de télévision a explosé ces dernières semaines. Nos oreilles sont inondées de publicités du groupe Non à la taxe TV (www.nonalataxetv.ca), qui représente des compagnies comme Rogers, Bell, TELUS et Cogeco. La campagne pour sauvegarder la télé locale (www.matelelocale-jytiens.ca), pilotée par Radio-Canada, V et Global, entre autres, est un peu moins visible, mais tout aussi cinglante. C'est que des millions de dollars sont en jeu.

Pour le simple téléspectateur, cette bataille sur les redevances est difficile à suivre. Résumons donc. Les chaînes généralistes, en difficulté financière, veulent avoir une part du gâteau - oups! - de la facture que vous envoie chaque mois votre câblodistributeur. Celui-ci refuse et soutient que si on l'oblige, il refilera la hausse de coût au consommateur. En contrepartie, les généralistes affirment que si on ne les aide pas, elles seront obligées de sabrer les bulletins de nouvelles locaux, comme ça a été le cas avec V (anciennement TQS) à Québec.

Seul Quebecor reste à l'écart de ce débat, car il possède autant un câblo (Vidéotron) qu'une station de télévision (TVA).

C'est le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qui tranchera la question, après deux longues audiences, qui débutent le 16 novembre et le 7 décembre. En tout, 180 000 commentaires lui ont été acheminés, ce qui est énorme. Sa décision devrait être rendue quelque part en 2010.

Ce que cette guéguerre nous apprend, c'est que la télévision n'est plus considérée comme un bien public, comme un service gratuit et accessible à toute la population de notre beau et grand pays. La télé, aujourd'hui, ça se paye. Tellement qu'on n'a pas peur d'investir dans de grandes campagnes publicitaires pour mettre la main sur votre facture mensuelle. Le jeu en vaut la chandelle.

Et tout ça n'est pas fini. Nos deux ennemis dans ce débat se frottent les mains en pensant au 31 août 2011, date à laquelle le Canada passera de la télé analogique à la télé numérique sur tout son territoire, comme ça s'est fait aux États-Unis, il y a quelques mois.

Tous ceux qui profitent encore de la télévision gratuite - qui utilisent les fameuses «oreilles de lapin» - devront se procurer un décodeur pour avoir accès à la télé numérique. Et ça, c'est s'ils habitent l'une des 29 plus grandes villes au pays. Dans les plus petits marchés, qui totalisent 11 millions de Canadiens selon le site www.openmedia.ca, les radiodiffuseurs ne comptent pas passer au mode numérique. Si bien que les habitants des régions devront absolument se payer le câble ou une antenne satellite s'ils veulent regarder la télé.

À ce moment-là, on pourra enterrer définitivement le concept de gratuité en télévision. Bon, vous allez me dire que c'est déjà fait. Alors ouvrons grand notre portefeuille, concitoyens, et payons!

Finies les chroniques de sexe à Radio X

L'animateur de Radio X (98,1) Stéphane Dupont et son patron, Patrice Demers, sont à couteaux tirés depuis un bout de temps. Les propos trop crus d'Allyson, une chroniqueuse à l'émission de sexe du vendredi, ont fait déborder le vase. Patrice Demers voulait la retirer des ondes, alors que Dupont voulait la garder. Mais au lieu de régler ce différend au bureau, l'employé et le patron se sont engueulés en ondes, mardi dernier. Et c'est le patron qui a gagné, car on ne parlera désormais plus de sexe le vendredi midi. Pendant ce temps, Stéphane Dupont réfléchit à son avenir...

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