La FPJQ veut que Charest intervienne dans le conflit au Journal de Montréal

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 200 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Les employés en lock-out du Journal de Montréal... (La Presse, David Boily)

Agrandir

Les employés en lock-out du Journal de Montréal manifestaient déjà devant les bureaux du quotidien samedi matin.

La Presse, David Boily

La Presse Canadienne
Montréal

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) estime que seule une intervention de Jean Charest pourrait mettre un terme au litige qui oppose la direction du Journal de Montréal à ses employés.

À l'occasion du premier anniversaire du lock-out du quotidien montréalais, le président de la FPJQ, Brian Myles, a haussé le ton dimanche au sujet d'un conflit qui perdure et qui, selon l'organisme qu'il dirige, affecte la qualité de l'information qui circule au Québec.

«On demande à Monsieur Charest qui se vante d'avoir les deux mains sur le volant de mettre un peu d'huile dans l'engrenage de cette négo qui est très rouillée en ce moment, a expliqué M. Myles. Et il a la responsabilité et l'autorité morale pour inciter les parties à revenir à la table des négos parce qu'il ne faut pas oublier que ce conflit-là doit se régler à la table des négos et nul part ailleurs», a insisté le président de la FPJQ.

L'organisme demande ainsi à Jean Charest d'intervenir «au nom de cet idéal de diversité et de qualité de l'information», a résumé Brian Myles.

Dans un communiqué transmis en matinée, M. Myles soutient que le lock-out est l'outil par lequel Quebecor veut imposer à ses journalistes ainsi qu'à la population québécoise une nouvelle façon d'organiser l'information. Celle-ci, dit-il, est concentrée entre les mains d'une poignée de journalistes, qui, par le truchement de son agence de presse QMI, est diffusé à travers de nombreuses plateformes que possède le groupe de presse.

Brian Myles allègue que ce modèle d'affaires est certes rentable mais qu'il soulève de nombreuses questions quant au principe de la diversité des sources d'informations que la FPJQ défend.

Le président de l'organisme a cependant tenu à préciser que dans aucun cas, la FPJQ veut se prononcer en faveur d'une des deux parties dans ce dossier mais que son rôle est de défendre les valeurs fondamentales du journalisme, qui ici, sont mises en péril.

Pour marquer cette première année de lock-out, un spectacle sera donné dimanche soir au cabaret La Tulipe, à Montréal. Le syndicat y attend 760 personnes. Des artistes, notamment Richard Desjardins, Tricot Machine, Louise Forestier et Loco Locass, y participeront, en guise de solidarité.

Une retraite

Ce premier anniversaire emporte aussi avec lui l'un des plus influents journalistes sportifs du Québec. À 66 ans, Bertrand Raymond annonce dimanche qu'il prend sa retraite.

M. Raymond, qui a débuté sa carrière au Progrès-Dimanche, au Saguenay, pour ensuite travailler au Journal de Montréal pendant plus de 40 ans, invoque l'année difficile qu'il vient de vivre pour justifier sa décision. Il souligne que le lock-out au Journal de Montréal a été très difficile et éprouvant pour le moral.

Depuis un an, Bertrand Raymond a signé une rubrique sur la site ruefrontenac.com, où se retrouvent la plupart des journalistes en lock-out. Il dit avoir «mijoté» sa décision pendant la période des Fêtes, pour finalement conclure qu'il «n'avait plus le goût d'y aller pour une deuxième année de lock-out». Il avoue néanmoins que «ce n'est pas facile de tourner la page».

Bertrand Raymond entend poursuivre sa collaboration avec RDS, ajoutant qu'il a d'autres projets en tête, sans les préciser.

M. Raymond était entré au Journal de Montréal trois mois après sa fondation par Pierre Péladeau père. Élu membre du Temple de la renommée du hockey, il a été affecté à la couverture du Canadien de Montréal en 1971, alors que l'équipe devait remporter six Coupes Stanley en 10 ans.

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer