Se mettre en danger selon Jean-Seb

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Jean-Sébastien Boudreault, alias Jean-Seb... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Jean-Sébastien Boudreault, alias Jean-Seb

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Patricia Cloutier, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) S'il participait à une téléréalité, il voudrait être en danger à toutes les semaines. Parce que c'est comme ça que Jean-Sébastien Boudreault, animateur de la Hit Liste à NRJ (98,9), aime la radio. «Un de mes profs du CRTQ [Collège Radio Télévision de Québec] m'a déjà dit : "Quand tu rentres dans une station de radio, c'est avec le couteau dans les dents, prêt à repartir."»

C'est en appliquant ce «mantra» qu'à 32 ans, celui qui se fait appeler Jean-Seb a fait entendre sa voix dans presque toutes les régions de la province. Il a vu défiler Sept-Îles, Valleyfield, puis Val-d'Or, où il est entré dans la grande famille NRJ. Il a ensuite mis le cap sur Drummondville, en plus de faire des remplacements à Montréal et à Québec. «À chaque endroit, je me collais aux meilleurs, j'apprenais, et quand je sentais que je plafonnais, je repartais», raconte-t-il.

Puis, il a eu une offre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, une région qu'il n'avait pas encore explorée et qu'il a adorée. En quelques années, son émission du midi, J'm'appelle pas Gaétan est devenue numéro 1, toutes stations confondues. «C'était un show complètement sans filet. À mesure que les gens appelaient, on construisait l'émission», explique-t-il. Il n'avait rien d'intéressant à dire ce jour-là? Il faisait jouer de la musique. Mais si la conversation avec un auditeur s'enflammait, il n'y avait pas de limites à l'intervention.

Un jour, Jean-Seb a senti qu'il avait fait le tour du jardin. Le goût de se mettre en danger l'a repris. Il voulait partir en voyage un an. Celui qui se passionne pour le parachute voulait voir du pays, comme la fois où il a sauté d'un vieil hélicoptère russe, à Cuba. Mais ça, c'était avant qu'une offre lui vienne de Québec, sa ville natale. Il n'a pu la refuser.

«En radio, la bulle Québec est unique. Les gens ici écoutent la radio. À Montréal, ils l'entendent, ils ne l'écoutent pas.» Depuis le mois d'août, il est donc en ondes à 18h tous les soirs de semaine, pour faire jouer les chansons pour lesquelles les auditeurs ont voté, sur Internet. Sauf qu'il n'a pas d'ordre à respecter, il les fait jouer selon son feeling, comme il le dit. Il aime la musique qu'il fait tourner, à quelques exceptions près, qu'il ne se gêne pas pour critiquer... même en ondes.

Oui, il occupe l'ancienne case horaire de Martin Dalair, un animateur qu'il écoutait et admirait quand il avait 14 ans, mais il ne sent pas qu'il doit chausser ses chaussures. «Je me considère plutôt comme le premier d'un nouveau concept d'émission.»

Peu de temps après son arrivée, la direction de NRJ lui a même fait confiance pour remplacer Pierre-Yves Lord, l'animateur du matin, durant son congé de paternité. «J'étais prêt. J'avais hâte de faire ça. Ça a été trois mois de pur plaisir», dit celui qui ne rechignera jamais devant un nouveau défi.

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