Christine Michaud, l'anti-chialeuse

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Christine Michaud ou la radio positive... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Christine Michaud ou la radio positive

Le Soleil, Steve Deschênes

Patricia Cloutier, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) Il y a tellement d'animateurs qui chialent et critiquent à la radio le matin que Christine Michaud a décidé de faire exactement le contraire : mettre un peu de positif dans la vie des auditeurs.

Un mandat tout naturel pour une femme qui donne des conférences sur le développement de soi. Depuis un an et demi qu'elle est à Rythme FM (91,9), elle capte les confidences des auditeurs, raconte des histoires inspirantes et finit l'émission sur une citation positive.

Sauf que la vie de l'animatrice de 39 ans n'a pas toujours été rose bonbon. Native de Québec, elle a complété un bac en droit à l'Université Laval... qu'elle n'a jamais mis en pratique. Elle a été duchesse du Carnaval en 1995... pour faire plaisir à son ancien chum. Et elle a été représentante publicitaire au journal Le Soleil... sans jamais se passionner réellement pour son travail. «Je faisais tout pour les autres. Et je compensais avec plus de voyages, plus de magasinage», raconte-t-elle.

La dépression a suivi. Voulant l'aider, une amie lui propose une conférence de l'auteur Marc Fisher. «J'avais peur que ce soit une gang d'illuminés», avoue-t-elle. Mais elle a aimé. Mieux, elle a été fascinée.

On lui a appris qu'elle pouvait vivre de sa passion. «Je lis plus de 200 livres par année. Je suis une bookoolique. Mais qui allait me payer pour lire?» Ça a d'abord été un éditeur, qui l'a engagée dans un comité de lecture. Puis la chaîne VOX, où Louise Deschâtelets lui a donné la chance de faire des chroniques littéraires. Et enfin TVA, où elle donne des suggestions de lecture à l'émission Salut, bonjour week-end depuis six ans.

Aujourd'hui, elle combine ses trois dadas : les conférences, les livres et la radio.

Elle anime des Week-ends du bonheur avec son conjoint Yves Groleau, producteur d'événements. Mais elle rejette l'étiquette de motivatrice. Elle préfère celle d'inspiratrice. Celle qui allume des lumières chez les autres, tout en douceur. «J'avais une grand-mère qui est décédée à presque 102 ans et qui répétait sans cesse : "C'est tu assez beau, la vie, Christine!" Ça m'a marquée.»

Elle sortira aussi un livre à l'automne, inspiré de ses conférences.

Et la radio lui donne une proximité inégalée avec les auditeurs. «C'est ça, la paye numéro un : c'est les courriels et les appels qu'on reçoit», croit-elle.

Bien sûr, elle aimerait que plus de gens écoutent son émission du matin, qu'elle coanime avec Bruno Savard. À Montréal, Rythme FM est numéro un. Et c'était aussi sa station fétiche lors des 10 années qu'elle a passées dans la métropole.

En revenant à Québec, elle a dû se faire à l'idée que la station soeur (le 91,9) n'était pas aussi populaire, étant écoutée par seulement 63 000 personnes selon les derniers sondages BBM. «Il y a eu plusieurs changements à l'antenne ces dernières années, mais là, on sent qu'on est sur la pente ascendante. On a plus de réactions des auditeurs», dit celle qui reste positive. Comme dans toutes les sphères de sa vie.

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