Catherine Major: une soirée rose sang

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Catherine Major: une soirée rose sang

Agrandir

Derrière son piano, Catherine Major se dandinait telle une Tori Amos, sans perdre de vue son auditoire.

Le Soleil, Patrice Laroche

Nicolas Houle
Le Soleil

(Québec) Nous n'étions pas tout à fait au Grand Théâtre, hier soir, mais plutôt à bord du Piano ivre de Catherine Major. On a pu y Valser en mi bémol, on y a vu des Grands espaces et,  parfois, on est même passé Par-dessus bord.

Celle qui dit plaquer des couleurs, plutôt que des accords, a offert un concert aux teintes de son récent album, Rose sang. Soit où les rimes riches se paraient de musiques adroites, livrées avec finesse. La chanteuse s'était en effet entourée d'une équipe compétente pour permettre à sa musique de poursuivre son évolution sur les planches. Dès Fais pas l'affaire, le ton était donné. Voix assurée, mais pas forcée. Belle écoute et complicité au sein de l'ensemble. Précision dans l'exécution. Et, surtout, plaisir à donner vie aux compositions.

Derrière son piano, la longiforme chanteuse se dandinait telle une Tori Amos, sans perdre de vue son auditoire. Ses doigts dialoguaient parfois avec ceux de son claviériste François Richard, tandis que Mathieu Désy se faisait inventif sur sa contrebasse ou sa basse Hofner et que Martin Lavallée proposait un jeu touffu à la batterie, n'hésitant pas à troquer ses baguettes pour des percussions. Si on ajoute à cela que Le monde à rebours, Peut-être et autres Abîme-moi étaient magnifiés par de très beaux éclairages et une excellente prise sonore, on comprendra pourquoi le public a rapidement été conquis.

Fichu entracte

Doit-on interrompre un show sur la pente ascendante le temps d'un entracte? Hier, en tout cas, la pause a légèrement joué les trouble-fête. Au retour, le quatuor a mis un certain temps à retrouver pleinement sa cohésion. Cela dit, Major n'a jamais perdu son aplomb. Son chant servait invariablement l'émotion, tour à tour puissant et nuancé. Et au piano, qu'elle cite Bach ou qu'elle improvise, elle savait mener ses créations à bon port. On aura pu apprécier une Dans l'au-delà pétillante et, en fin de programme, une Voix humaine tout simplement magnifique, où les gars ont joint leur chant à celui de la leader.

On l'aura compris, Catherine Major est en train de faire sa marque dans le paysage culturel avec un répertoire bien à elle, qui mûrit drôlement bien et qu'elle défend de façon convaincante. Un constat d'autant plus agréable à faire qu'on sent que le meilleur est encore à venir.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer