L'OSQ fête Noël

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

L\'OSQ fête Noël

Agrandir

La Maîtrise des Petits chanteurs de Québec et l'OSQ : un jumelage minimal

Le Soleil, Laetitia Deconinck

Richard Boisvert
Le Soleil

(Québec) L'Orchestre symphonique de Québec a fait une belle grande place à la Maîtrise des Petits chanteurs de Québec sur la scène du Grand Théâtre, hier soir. Je ne suis pas convaincu que le choix des oeuvres ait permis aux jeunes voix et aux instruments de se fondre aussi bien que les organisateurs l'avaient souhaité, ni même de réellement se rencontrer.

L'effort de jumelage a été pour ainsi dire minimal. Le choeur d'une soixantaine de jeunes choristes a offert ses meilleurs moments a cappella ou accompagné au piano, notamment au moment de l'hymne Personent hodie, qui a été chantée avec justesse, précision et en y mettant un éclat un peu magique. Le Noël des enfants qui n'ont plus de maison de Debussy, interprété avec la souplesse et tout le caractère voulus, se laissait également écouter. L'orchestre, de son côté, a joué les Paraphrases sur des airs de Noël, une oeuvre riche, transparente et magistralement orchestrée signée François Morel, la suite Casse-Noisette de Tchaïkovski et quelques fantaisies légères de Leroy Anderson.

Les Deux chansons de Noël de Howard Cable ont été en quelque sorte l'exception de la soirée, un moment de simplicité et de joie, et où l'équilibre entre les voix d'enfants, les cordes et les bois était irréprochable.

L'Hallelujah tiré du Messie qui a clôturé la première partie ne manquait pas non plus de panache. Il a surtout permis de savourer la pureté des voix de soprano.

Quant aux noëls traditionnels comme Adeste fideles, Les anges dans nos campagnes ou Nouvelle agréable, les orchestrations qu'on avait choisies étaient tellement fournies qu'elles enterraient systématiquement le choeur.

J'ai par ailleurs de la difficulté à admettre qu'on puisse chanter Gesù Bambino accompagné seulement au piano quand on dispose de tout un orchestre sur scène. Je ne peux pas croire qu'on n'avait pas les moyens de faire préparer ne serait-ce qu'un arrangement pour cordes.

Reste que le moment le plus délicat du concert fut certainement cet extrait du Messie, For unto us a child is born, dont la difficulté a fort mal fait paraître les quelques hommes qui accompagnaient les enfants. Les six basses manquaient d'assurance et de justesse et semblaient quelques fois à bout de souffle. Les cinq ténors, eux, frôlaient décidément la limite du possible dans l'aigu. C'est de justesse qu'ils se sont rendus au bout de leurs vocalises.

ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC. Direction : Richard Lee, chef d'orchestre. Invités : la Maîtrise des Petits chanteurs de Québec. Direction : Céline Binet. Chants de Noël traditionnels et oeuvres instrumentales de Morel, Tchaïkovski et Leroy Anderson. Hier soir à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec. En reprise aujourd'hui à 20h.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer