Les plus cyniques verront dans le projet musical de Jonathan Roy le caprice d'un gosse de riche se servant du nom de son père pour mousser sa propre célébrité. D'autres y verront plutôt une campagne d'image visant à faire oublier ses actions parfois répréhensibles sur la glace.
Le fils aîné de Patrick Roy affirme que sa passion pour la musique est bien réelle. Une passion dont il souhaite faire son métier et qu'il approche avec la même intensité déployée sur la patinoire.
«Je travaille vraiment fort. J'arrive ici (au studio de l'Impérial) vers 11h30 et j'en ressors rarement avant 22h30. Je fais des bonnes journées. En même temps, j'aime tellement ça que je pourrais dormir ici!» a-t-il soutenu au sujet des séances d'enregistrement qui vont mener à la sortie de son premier album au printemps.
À la veille d'effectuer ses débuts sur scène, à quelques mois d'un procès qui fera assurément les manchettes des journaux, Jonathan Roy est conscient de l'importance de la bataille qu'il aura à livrer afin de convaincre le public de porter une oreille objective à sa musique, une pop acoustique inspirée de John Mayer.
«Je ne contrôle pas ce que les gens vont penser. J'ai fait une erreur dans ma vie. Tout le monde en fait. Je vis avec. Pour l'instant, je prends ça étape par étape», a-t-il indiqué.
Le numéro 30 des Diables rouges approche sa carrière musicale de la même façon. Selon ce dernier, il en faudra beaucoup pour saper sa détermination, un trait de caratère hérité du paternel.
«Il n'y a pas de demi-mesure pour un Roy. Aux yeux des gens, on est bons ou on n'est pas bons. C'est pour cette raison que je veux que ma première soirée soit solide. Je veux que les gens s'en rappellent», a-t-il fait savoir hier, à 13 jours d'une résidence de plusieurs semaines à La Casbah.












