«J'ai donné quelques spectacles chez nous sur la scène du cinéma maison à Noël et au jour de l'An. On a réuni mes chums de hockey et leurs blondes. J'ai dû jouer devant une cinquantaine de personnes... Et j'ai vraiment tripé! C'est là que je suis vraiment tombé en amour avec la scène!» s'est enthousiasmé Jonathan Roy, en entrevue au Soleil, hier.
Pour le musicien de 19 ans, qui signe la totalité de ses textes et de ses musiques, la série de spectacles constituera une sorte de laboratoire qui lui permettra de monter progressivement un spectacle digne de ce nom. En ce sens, le jeune homme ne se donnera pas la vie facile. C'est seul, avec des bandes préenregistrées, qu'il se produira dans un premier temps. Au fil des représentations, quelques éléments de mise en scène et des musiciens seront ajoutés. La dure école, quoi.
«Donner un spectacle, ce n'est pas quelque chose qui me stresse. J'ai plutôt hâte! Moi, je suis un fonceur... Et puis, je me trouve meilleur live!» a remarqué celui qui ne veut pas «obtenir de passe-droits, ni sauter d'étapes».
Sur scène, le gardien de but des Remparts proposera quelques-unes des pièces qu'il vient tout juste d'enregistrer en vue d'un album à paraître au printemps (Disques Impérial/Sélect). La production se dégagera du hip-hop des débuts pour loger à l'enseigne d'une pop acoustique «plus mature», inspirée à la fois de John Mayer et de Jack Johnson.
«Je suis une personne qui garde beaucoup ses émotions en dedans. Quand je veux les exprimer, j'écris. C'est ma manière de m'exprimer. Je mets tout ce que je ressens là-dedans.»
C'est avec cette authenticité que le musicien souhaite convertir les profanes.
«Moi, je pense que le monde va changer d'idée sur moi en écoutant ma musique. Je pense qu'ils vont être super étonnés par ce que je fais. J'espère qu'ils vont changer d'opinion à mon sujet... Mais ça, c'est hors de mon contrôle.»
Dans ses rêves les plus fous, Jonathan Roy fantasme d'une carrière à la Céline Dion, pas tant pour ses incroyables réalisations professionnelles que pour l'attitude simple qu'elle a su conserver dans le succès.
«Je l'admire tellement pour ce qu'elle est! Elle est restée tellement humble tout le long de sa carrière. Si jamais j'ai du succès, j'espère toujours rester comme ça», de souhaiter le chanteur, qui a rencontré la diva lors de ses spectacles de février au Colisée.
Pendant que s'égrènent ses derniers matchs avec les Remparts, Jonathan Roy continue de préparer sa seconde carrière. Outre sa résidence de La Casbah, il poursuit son travail de composition, en plus d'espérer voir aboutir les discussions entourant d'éventuelles participations à Tout le monde en parle et au Festival d'été.
Avec pareil emploi du temps, c'est à se demander ce que l'entraîneur du gardien de but pense de tout ça...
«Mon coach, il est heureux pour moi! Mon père veut que je fasse ce que j'aime dans la vie. Ma mère aussi. Les deux me poussent à m'investir là-dedans. (...) Avec le hockey, je suis toujours le fils à Patrick Roy. Parce qu'il est dans le hockey. Et c'est parfait ainsi, parce que j'aime mon père. Mais avec la musique, on ne pourra jamais nous comparer...»











