Thomas Fersen: haut de forme et coiffe de plumes

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Thomas Fersen: haut de forme et coiffe de plumes

Agrandir

Thomas Fersen présentait hier une silhouette parfaite pour habiller la scène et donner le ton à des éclairages de plus en plus texturés au fil des chansons.

Le Soleil, Erick Labbé

Valérie Lesage
Le Soleil

(Québec) Lentement mais sûrement, Thomas Fersen, avec ses chansons fantaisistes et son charisme, est parvenu à réveiller la salle Louis-Fréchette un peu endormie hier soir au Grand Théâtre. Il y présentait le concert de la tournée Trois petits tours. Si, pendant quelque temps, l'artiste s'est cru «au pieu» tellement le public était tranquille, c'était la faute au lundi soir et certainement pas à la robe de nuit blanche qu'il portait sous sa redingote noire.

Comme un funambule, Fersen s'est avancé sur la mince ligne qui sépare la raison de la folie, penchant souvent du bord de la dernière, jouant les demeurés, les rigolos ou les inquiétants. «Est-ce que j'ai une tête à couper une fille en morceaux?» a-t-il demandé en nous fixant silencieusement, d'un regard faisant naître les doutes. Et plus tard, alors qu'il racontait une sombre histoire, un bébé s'est mis à pleurer. «Pauvre enfant! Vous l'avez emmené voir ce truc affreux!» a-t-il lancé, pince-sans-rire.

Vêtu comme sur la photo de Mondino, avec son haut-de-forme décoré de plumes, Fersen présentait une silhouette parfaite pour habiller la scène et donner le ton à des éclairages de plus en plus texturés au fil des chansons.

Accompagné de notre Fred Fortin à la basse, mais aussi un petit peu à la batterie et à la guitare, Fersen a proposé plusieurs pièces de l'album paru à l'automne et réalisé par Fortin. Il a aussi pigé quelques chansons dans Le pavillon des fous et plusieurs dans Pièce montée des grands jours, son meilleur disque.

C'est au moment du trio de chansons pour sa valise, le douanier et puis le chien du douanier (qui avale la Jamaïque dans le chocolat!) que la salle, aux deux tiers remplie, a commencé à manifester les premiers signes de réveil. Avec Fersen et Pierre Sangra au ukulélé, Fortin à la batterie qui insufflait des rythmes singuliers, relevés par la grosse caisse, c'était réussi. Mais après, il y a eu une autre accalmie, malgré une relecture intéressante de La chauve-souris.

C'est revenu en force avec St-Jean-du-Doigt à la fin. Mais c'est surtout au moment du premier de trois rappels que le public a donné à Fersen ce pour quoi lui et ses musiciens avaient travaillé fort. Avec Monsieur, Pièce montée des grands jours et Pégase, le public n'avait plus du tout envie d'aller dormir, tellement que Fersen a accepté de faire Le lion, mais seulement si on allait faire dodo après. Pensez-vous qu'on l'a laissé partir? Pas du tout!

C'est dans ce partage du plaisir avec son public que la magie propre aux spectacles de Fersen s'est allumée, même si ce n'était pas le plus abouti de ses concerts et même s'il a fallu l'attendre un peu plus longtemps que d'habitude.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer